Télécoms en Côte d'Ivoire - Escroquerie et Corruption : Un autre scandale de plusieurs milliards de FCFA !

Encore une énième affaire de corruption dans l'entourage du Chef de l'Etat ivoirien. Gbagbo Laurent doit sérieusement nettoyer son écurie. Ces faits de corruption à répétition dans l'entourage du Chef de l'Etat contribue à ternir un peu plus l'image dèjà dégradée de la Côte d'Ivoire. Que le Chef de l'Etat médite ces paroles de Yodé et Siro, deux chanteurs zouglou, " Le peuple t`a choisi. Si tu choisis voleur, nous, on va t'appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix… "


Encore un autre scandale qui va secouer la République ! Après les récentes affaires d'escroquerie portant sur la somme de 65 millions de FCFA au détriment de la Compagnie de Téléphonie Mobile MTN, et d'emplois fictifs à la présidence de la République impliquant des proches du chef de l'Etat ivoirien ; c'est au tour du secteur des télécommunications de faire parler de lui de la plus mauvaise des manières.Cette fois encore, des proches du président Laurent Gbagbo, mais aussi le ministre ivoirien des NTIC, Ahmed Bakayoko (Ahmbak pour les intimes, Trésorier du Rassemblement des Républicains - RDR -, parti du Dr. Alassane Dramane Ouattara dit ADO), ainsi que les dirigeants de l'ATCI (Agence des Télécommunications en Côte d'Ivoire) et de la LONACI (Loterie Nationale de Côte d'Ivoire) sont impliqués. C'est sûr, cet énième scandale va faire de très grosses victimes dans le marécage politico-économique ivoirien, où les comportements mafieux relèvent désormais du «business as usual».
On peut l'affirmer avec certitude : la Maca (Ndlr : Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) pourrait accueillir dans les prochaines semaines, de gros bonnets de l'establishment politico-financier et des télécommunications de Côte d'Ivoire. A l'image des ex-barons de la filière café-cacao, qui croupissent depuis près de 10 mois - sans jugement - dans les geôles abidjanaises.

De quoi s'agit-il ? Abus de confiance sur licence Télécom


Les faits. Warid Télécom, propriété du géant financier international Abu Dhabi Group, lui-même propriété de la famille royale d'Abu Dhabi doit, selon les informations officielles, être la 6ème Compagnie de Téléphonie Mobile en Côte d'Ivoire. Le lancement de ses activités est prévu courant Juin / Juillet 2009.

Pour ce faire, Warid Télécom a signé, le 04 juillet 2006, un protocole d'accord avec l'Etat de Côte d'Ivoire tel que prévu par la loi ivoirienne. Les différents signataires étaient :
- pour l'Etat de Côte d'Ivoire, le ministre de l'Economie et des Finances (Charles Diby Koffi) et son collègue des NTIC (Ahmed Bakayoko);
- et pour la société Warid Télécom, M. Farroukh Hayat.

Selon ce protocole signé le 04 juillet 2006, Warid Télécom devra payer la somme de 30 milliards de FCFA TTC à l'Etat de Côte d'Ivoire pour, en échange, obtenir une licence bi-Band 900-1800 Mhz qui comprend l'accès direct à l'international et l'attribution des fréquences. Cette licence étant celle qui avait été accordée de façon provisoire à Celcom aujourd'hui en cessation d'activité. La mise à disposition des canaux se fera par l'ATCI conformément à la législation présente et tiendra compte de la disponibilité des fréquences dans la bande des 900-1800 Mhz. La transaction se fait avec l'accord de Celcom représenté par son président Daly Zagbo Ernest, actuel Directeur Général de la LONACI. Il est ici bon de rappeler que Celcom, détentrice d'une licence provisoire de GSM est un opérateur de Téléphonie Mobile qui s'apprêtait à lancer ses activités en Côte d'Ivoire, mais qui pour insuffisance de moyens financiers et, suite au crash de l'avion de la Kenya Airways, survenu dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 au Cameroun, a été forcé de les interrompre. Messieurs Séry Cyriac et Gnamien Jean Yves, deux hauts responsables de Celcom, ont péri dans cet accident.

Dans un avenant au protocole du 04 juillet 2006, signé entre les parties le 13 novembre 2006, il est indiqué que Warid Télécom devra effectuer le paiement de ses charges contractuelles dans les termes suivants : 95% au Trésor publique ivoirien, et 5% à l'ATCI, l'organe étatique de régulation du secteur des Télécommunications en Côte d'Ivoire.

Cette transaction a donné lieu à ce qui suit :

1 - Payement immédiat par Warid Télécom de la somme de 3 milliards 289 millions 789 mille 474 FCFA ; dont 3 milliards 125 millions au Trésor publique ivoirien, et 164 millions 789 mille 474 FCFA à l'ATCI.

2 - Les 26 milliards 710 millions 526 mille FCFA restant devront être payés sur 10 ans à partir de juin 2009, c'est-à-dire après le lancement des activités de Warid en terre ivoirienne.

Et c'est là que les requins des hautes sphères politico-économiques vont entrer en action ! Au passage, le ministre ivoirien des Nouvelles Technologie de l'Information et de la Communication (NTIC), M. Ahmed Bakayoko, aura perçu de façon frauduleuse comme pot de vin, la somme de 1 millions de dollars (environ 500 millions de FCFA) de la part de Warid Télécom... pour, dit-on, «accélérer le processus d'obtention de la licence GSM» par cette nouvelle compagnie, selon les sources proches du dossier.

Ernest Daly Zagbo, Eugène Marie Diomandé, Kla Koué Sylvanus : la connexion mafieuse 

Mais ce n'est pas tout, et le plus grave est à venir ! Le protocole d'accord et l'avenant signés, Warid Télécom se voit informer par M. Zagbo Dali Ernest, Président de Celcom soutenu par M. Kla Koué Sylvanus, DG de l'ATCI que les fréquences sont en possession de M. Eugène Marie Diomandé, actuel président du conseil d'administration de KOZ (une autre compagnie de Téléphonie Mobile présente en Côte d'Ivoire, filiale du groupe libanais Comium), par ailleurs président du club de football le Séwé Sport de San Pedro. Il est pourtant connu que la fréquence qui selon l'ATCI n'était pas disponible était bel et bien en possession de Celcom donc de M. Zagbo Dali Ernest.

Messieurs Kla Sylvanus et Daly Zagbo Ernest font donc comprendre à la compagnie Warid Télécom que pour obtenir la fréquence des 900-1800 Mégahertz, elle devra débourser, en sus des 30 milliards de FCFA fixés par la convention officielle la liant à l'Etat de Côte d'Ivoire, la somme de 5 millions d'Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de FCFA). Cet argent sera payé non à l'Etat de Côte d'Ivoire, mais plutôt par virement bancaire sur un compte appartenant à monsieur Eugène Marie Diomandé.

Démarche opaque et harcèlement

Toujours selon les informations crédibles et recoupées en possession de notre Rédaction, M. Eugène Marie Diomandé à son tour, monte une société-écran dénommée Cocoa & Finance Food Company, qui a son siège social aux Îles Marshall (un paradis fiscal situé dans les Caraïbes), où est viré ce pactole.

Ainsi, par les soins du Directeur financier de Warid, M. Manoucher Djamal, les 5 millions d'Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de FCFA) sont virés depuis la Standard Chartered à Londres sur le compte de la société-écran de M. Eugène Marie Diomandé. Compte domicilié à la Banco Popular Espagnol, Calle Marqués De Larios 5, Malaga, en Espagne. Cette transaction opaque au profit de «grands bandits à cols blancs» qui gravitent autour du président Laurent Gbagbo est bouclée en 10 jours !

Une fois la transaction confirmée par Eugène Marie Diomandé à ses deux acolytes que sont messieurs Ernest Daly Zagbo et Kla Koué Sylvanus, la fréquence qui, selon l'ATCI, n'était pas disponible, est aussitôt attribuée à Warid Télécom avec les 16 canaux. Cette attribution s'effectuera le 25 avril 2008.

Interrogations

Alors, questions :

Pourquoi faut-il recourir à des intermédiaires - au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire et du contribuable ivoirien - pour obtenir quelque chose à laquelle on a légalement droit ?

Quel intérêt a Monsieur Kla Sylvanus, DG de l'ATCI, pour cautionner de telles transactions en dehors de celles effectuées selon les critères définis par la loi ivoirienne sur les télécoms ?

Combien de compagnies de Téléphonie Mobile voulant opérer ou opérant en Côte d'Ivoire se sont-elles vues ainsi «plumer» par ces grands commis de l'Etat ?

Quelle image veut-on donner de la Côte-d'Ivoire - et partant, des autorités ivoiriennes avec à leur tête le chef de l'Etat - à Abu Dhabi Group, maison mère du groupe Warid Côte d'Ivoire, et propriété de la richissime famille royale des Emirats d'Abu Dhabi ?

De telles pratiques mafieuses ne sont-elles pas de nature à faire fuir les opérateurs économiques qui souhaiteraient investir en Côte d'Ivoire ?

Pourquoi la police économique, qui s'est saisie de ce dossier de malversation financière portant sur plusieurs dizaines de milliards de nos francs, rechigne-t-elle à faire entendre les différents protagonistes par la justice ivoirienne ?

Le Président Laurent Gbagbo qui a toujours affirmé combattre la corruption de façon très ferme est-il informé des machinations de son quatuor de collaborateurs (Ahmed Bakayoko, Kla Sylvanus, Ernest Daly Zabo et Eugène Diomandé) ?

Peut-on passer les comptes de M. Ahmed Bakayoko au peigne fin sans s'attendre à une levée de bouclier du RHDP, et s'attirer le courroux du RDR au motif d'une «chasse aux sorcières» contre le grand argentier du parti d'ADO ?

Sachant que le milieu des télécoms est l'un des plus gros pourvoyeurs d'emplois et a fait des chiffres d'affaires immenses (NDLR 450 milliards de FCFA en 2007) ces 10 dernières années en Côte d'Ivoire, il faut craindre que de tels agissements de rapaces ne viennent tuer cette «poule aux œufs d'or». Le président de la République Laurent Gbagbo est vivement interpellé à réagir énergiquement.


Source: connectionivoirienne.net [03/03/09 - le Journal de Connection]


La version du nouveau réveil

Je publie cette version car des jeunes gens ont été commis pour détruire le numero qui a mis cette affaire sur la place publique.

La bagatelle de 4 milliards de Fcfa qui devraient atterrir dans les caisses du Trésor public ivoirien partagés par trois (3) individus. Une affaire aux ramifications insoupçonnées mettant aux prises des hommes d`affaires, des pôles d`intérêts qui gravitent autour du pouvoir FPI et des partenaires arabes. Tout se passe comme dans le monde impitoyable de la mafia sauf qu`ici, il n`y a pas encore eu de meurtres. Les acteurs qui se sont fait niquer ont eu la sagesse d`emprunter la voie judiciaire tout en se jurant de tout faire pour que le contentieux se vide à l`insu de la presse. Hélas ! De quoi s`agit-il ? Le groupe Emirati Warid Télécom propriété du géant financier international Abu Dhabi Group, lui-même propriété de la famille royale d`Abu Dhabi, qui est intéressé par des investissements en Côte d`Ivoire, est introduit dans le pays par notre compatriote Bassim Jaber et l`un de ses associés français dont le nom ne nous est pas révélé.

Les hommes d`affaires arabes choisissent le très florissant secteur de la téléphonie mobile. Ils prennent contact avec feu Séry Cyriaque, actionnaire et directeur général administrateur de la société Cellcom Côte d`Ivoire. Des engagements sont pris. Malheureusement, ce dernier périt lors d`un crash d`un avion de Kenyan Airways dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 au Cameroun. Dès lors, les négociations piétinent, elles sont presqu`au point mort quand Ernest Dally Zabo, Pca de Cellcom, décide de prendre le relais et de valider dans ses grandes lignes tous les engagements souscrits par son défunt associé Séry Cyriaque. Investir dans le domaine de la téléphonie mobile intéresse le groupe Dubaï mais, un problème technique majeur se pose au moment de matérialiser l`accord de partenariat. Car la licence provisoire obtenue par la société Cellcom en 2005 ne dispose pas, à en croire les experts, de canaux suffisants pour une expansion rapide, durable, stable et nationale du réseau, dans le cadre du démarrage et de l`exploitation du réseau. Estimant qu`il ne vaut pas la peine d`engloutir 30 milliards dans l`achat d`une licence et ne pas pouvoir obtenir le maximum des capacités opérationnelles du réseau. C`est-à-dire obtenir une licence bi-Band 900-1800 Mhz qui comprend l`accès direct à l`international et l`attribution des fréquences. Car il faut le souligner, le secteur de la téléphonie mobile est devenu ultra-concurrentiel avec déjà cinq (5) opérateurs sur le marché. Warid-Communication veut bien entrer dans le capital de Cellcom mais à condition d`avoir 16 canaux supplémentaires afin de lui permettre d`être performant et de tenir la concurrence. Les pourparlers piétinent à nouveau. Warid Communication est à la recherche de canaux supplémentaires. L`Atci et le ministre des Ntic Hamed Bakayoko sont sollicités. L`affaire sera même portée devant le Chef de l`Etat qui prête une attention particulière à la question, heureux qu`il est de constater qu`en dépit de la situation de crise, il existe des hommes d`affaires prêts à investir des milliards dans son économie à la traîne. Laurent Gbagbo donne son appui politique à Warid Communication. Il enjoint le Directeur de l`Atci d`étudier avec bienveillance et diligence la question. Mais le problème c`est qu`il n`existe plus de canaux libres. Détenteurs de canaux en surplus, Mtn et Orange, les deux éléphants de la téléphonie mobile en Côte d`Ivoire ne veulent pas en céder à priori, et ainsi favoriser un concurrent potentiel. A l`impossible nul n`est tenu. Le Dg de l`Atci oppose une fin de non recevoir à la requête de Warid. Entre-temps, le groupe Emirati qui avait subordonné son entrée dans le capital de Cellcom à l`acquisition de nouveaux canaux décide de dissocier les deux (2) opérations et de traiter de manière séparée les deux (2) questions. Warid entre donc dans le capital de Cellcom et investit le marché noir à la recherche de ses canaux supplémentaires.

Eugène Diomandé dans l`arène

Avec plus de trois (3) milliards de Fcfa en poche, Warid entre en brousse comme on le dit. L`argent n`aime pas le bruit mais, ceux qui l`aiment savent reconnaître son odeur, même de loin.

Au petit groupe de départ dans cette transaction (Jaber Bassim, son ami français, feu Séry Cyriaque et Dally Zabo Ernest) s`ajoutent à l`heure de la finalisation du contrat Jaber Faouzi, Pasteur Koré Moïse. Car la proposition de Warid de payer pour l`augmentation des canaux aiguise les apetits et change radicalement les données. Absent d`Abidjan, Kla Sylvanus accepte de prendre l`avion à San Pédro pour rallier la capitale en urgence. Une rencontre secrète a lieu dans un hôtel de la place. C`est Eugène Marie Diomandé qui joue les facilitateurs. L`affaire est jouable. Mais Eugène et Kla choisissent la prudence. Ils n`ont pas confiance au petit monde qui s`est greffé au dossier. Ces gens-là ne savent pas tenir leur langue. Faire affaire avec eux est risqué. C`est alors que le Dg de l`Atci et le Pca de Comium (Eugène Diomandé) décident de contourner tout le monde et d`établir un contact direct avec les Arabes, avec comme exigence absolue de tenir cette transaction secrète. Car, si les autres étaient mis au courant, ils arrêtaient tout.

Un accord est signé pour Warid Communication. Eugène Diomandé avec la caution de Kla parvient à faire octroyer des canaux supplémentaires à Warid Communication, le 25 avril 2008, contre versement de 5,6 millions d`Euros, soit 3,673 milliards de Fcfa dans les comptes de la société Cacao finance food company appartenant à Eugène Diomandé. En effet, par les soins du Directeur financier de Warid, M. Manoucher Djamal, les 5 millions d`Euros (3 milliards six cents soixante treize millions de Fcfa) sont virés depuis la Standard Chartered à Londres sur le compte de la société-écran de M. Eugène Diomandé. Compte domicilié à la Banco Popular Espagnol, Calle Marqués De Larios 5, Malaga, en Espagne. L`affaire est bouclée. Mais, les oubliés du deal Faouzi et Koré Moïse et les autres estiment avoir été niqués par le trio Kla, Eugène et Dally Zabo commence à jaser. Ils remuent leurs réseaux et leurs appuis pour obtenir vaille que vaille le payement de ce qu`on leur doit. L`affaire est même portée devant la première Dame, Simone Gbagbo Ehivet qui reçoit les protagonistes du litige chez elle à Moossou. Elle aurait demandé au cours de cette rencontre à Dally Zabo de payer Faouzi mais apparemment il ne s`est pas exécuté puisque ce dernier a porté plainte devant la police économique courant janvier 2009.

Il faut souligner que Simone Gbagbo n`est pas étrangère au dossier parce que l`une de ses filles qui se prénomme Patricia présideraient au conseil d`administration de Warid Communication Côte d`Ivoire. Et pour l’image de cette entreprise elle a tenté d’assurer la médiation. La question qui se pose dans cette affaire est de savoir où l`Atci et Eugène Diomandé ont-ils trouvé les canaux supplémentaires pour les mettre à la disposition de Warid ? Car, l`Atci avait argué dans un premier temps qu`il n`y avait plus de canaux disponibles. Existerait-il à l`Atci un réseau parallèle de vente de canaux de fréquences ? Pourquoi Warid n`a pas versé l`argent dans les caisses du trésor public ? Nous le saurons certainement.

Paul Koudou (04/03/09 • Le Nouveau Reveil)

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