Laurent Gbagbo et la chute de Constantinople

Notre connaissance naturelle des hommes et des institutions ivoiriennes qui ont entraîné la faillite de l’Etat, nous pousse depuis de nombreuses années à nous méfier des partis politiques ivoiriens et de leur leader. Nous sommes convaincus qu’ils sont frappés d’une stérilité qui fait qu’ils ne pourront jamais féconder le bonheur commun.

De même que nous ne croyons pas à la refondation frontiste et Gbagboïste, nous ne croyons pas non plus aux solutions du Dr Ouattara et de ses amitiés extérieures. C’est donc en toute indépendance d’esprit que nous nous exprimons car pour notre modeste vie quotidienne nous n’attendons absolument rien de Gbagbo Laurent et d’Allassane Ouattara.

Nous ne sommes donc pas ici dans une perspective alimentaire à la petite semaine. Nous parlons ici de faits graves et du péril qui menace une nation. N’étant ni Bété et ni Malinké, Il n’ y a donc pas de place en ce qui nous concerne pour les vieux clichés tribalistes, ethniques, partisans, partiels et parcellaires. Nous demandons à nos contradicteurs de s’attaquer au message et non au messager.

 Cela étant dit, Il y a dans la vie des jeux dangereux qui peuvent emporter une nation, les jours et les semaines avenirs s’annoncent très sombres pour la Côte d’Ivoire. Nous avons le sentiment depuis le début que dans cette crise ivoirienne on trouve toujours les solutions quand elles sont dépassées par la réalité.

Ceux qui pensent que Laurent Gbagbo, va quitter le palais présidentiel de son plein gré et aller en exil à Tombouctou, à Cotonou ou à Ouagadougou, se trompent. Dans ce jeu malsain de pensées, d’arrière-pensées, de calculs et de contre calculs, ils ont tous oublié l’état psychique et psychologique de l’historien qui est aujourd’hui le sujet de sa propre l’histoire.

En l’observant de loin on comprend sans étonnement qu’il refusera toutes les formes de pressions extérieures. Il est persuadé et convaincu qu’il y a un complot international contre lui et son pays. Il dit à qui veut l’entendre que l’indépendance et la souveraineté de son pays ne sont pas négociable. Il refuse la reddition sans conditions des gens comme Sarkozy, qu’il ne prend même plus au téléphone.

Sans être un spécialiste de la psychologie politique, nous soupçonnons le Professeur d’histoire qu’est Laurent Gbagbo, d’avoir tiré pour lui même les leçons des grandes tragédies, qui peuplent le monde négro africain. On lui demande de rendre les armes sans combattre. Certains lui promettent un exil en or massif. D’autres veulent le recevoir avec tous les honneurs à la maison blanche.

Nous sommes convaincus en l’observant, que l’historien qu’il est rejettera toutes ces propositions et autres pressions par ce qu’il connaît le sort qui fut celui de L’almamy Samory Touré après son arrestation à Guélémou, au petit matin du 29 septembre 1898.

Le Kélétigui, fut conduit à Kayes dans des conditions humiliantes, les français le firent promené dans certains villages la tête basse, les mains liées dans le dos et les pieds entravés de chaînes pour lui faire essuyer les insultes et les crachats de ceux qui hier encore vivaient sous son autorité. A l’arrivé à Dakar, il tenta même de se suicider.

Il fut exilé au Gabon dans une île de Logoué, où malade, souffrant d’une pneumonie, négligé par ses geôliers, il devait s’éteindre le 2 juin 1900.

Dans le même registre, Béhanzin roi d’Abomey, après sa reddition le 15 janvier 1894, fut déporté en Martinique avant de mourir d’une pneumonie à Blida en Algérie le 10 décembre 1906.

Toussaint Louverture, le héros de la lutte pour l’indépendance d’Haïti, n’a-t-il pas lui aussi connu la déportation et la mort comme par hasard d’une pneumonie en prison au château du Fort de Joux dans le Doubs le 7 avril 1803 ?

Laurent Gbagbo, ne veut pas aller mourir d’une pneumonie à l’étranger. il connaît donc à l’avance ses adversaires et le sort déjà préparé pour lui. Certains évoquent même la cours pénale internationale, dont-ils ont refusé de ratifié le traité de peur de voir leur ressortissants et leurs hommes de l’ombre, traînés devant cette cour. Son choix est donc déjà fait, le suicide comme à Constantinople, est sa décision.

La Rédemption par le suicide

La suite des évènements post-électoraux en Côte d’Ivoire démontreront si nous avons tord de penser à la parution d’une démarche tout à fait nouvelle dans la vie politique ivoirienne. La mort par le suicide. C’est la solution à la Mc Gaver, d’un Laurent Gbagbo, pris au piège du réalisme et du jusqu’auboutisme en politique. Cela existe dans l’histoire.

Notre frère Babemba Traoré, le roi du Kénédougou, qui mena une farouche résistance contre la pénétration coloniale française avait choisit le suicide comme solution dans Sikasso assiégé par l’artillerie française. Il se suicida dans son palais le 1er mai 1898 avant la chute de la ville. Préférant ainsi la mort à la honte.

Dans le Putsch sanglant qui porta le général Pinochet au pouvoir à Santiago le 11 septembre 1973. le président Salvador Allende, préféra la mort par le suicide à l’intérieur du palais présidentiel de la Moneda, au lieu de la honte d’une vie d’errance et d’exil.

Tous ces exemples historiques sont devant Laurent Gbagbo, à la fois acteur et sujet de sa propre histoire. C’est finalement à lui de choisir comment sortir de l’histoire et se débarrasser du nid d’abeilles qu’il porte sur la tête depuis son entrée au palais présidentiel d’Abidjan en octobre 2000.

Nous pensons qu’il va beaucoup s’inspirer de la chute de Constantinople, l’ancienne Byzance, qui se flattait d’être la capitale de l’Empire romain d’orient et rempart de la chrétienté face à la poussée de l’Islam. Isolé, dépourvu d’arrière pays, Constantinople n’est qu’un petit Etat de 40 000 habitants, pour sa défense, la cité Etat ne disposait que d’environ 8000 soldats face aux 150 000 soldats Ottomans du sultan Mehmet II.

Après un long siège de plusieurs mois, les soldats Ottoman ivres d’impatience, entrent dans la ville à l’aube du 29 mai 1453. c’est dans la Basilique Sainte Sophie, que l’empereur Constantin XI, meurt les armes à la main au milieu de ses derniers soldats. Les vainqueurs s’offrent le droit de piller, de violer, de torturer de tuer et de réduire les survivants en esclavage.

La Basilique sainte Sophie sera transformé en Mosquée, Constantinople rebaptisée Istanbul, la capitale de la sublime porte Ottoman, qui atteindra son apogée sous le règne de Soliman II, le magnifique. Bien sûr, il est évident qu’on trouvera toujours des gens sans esprit de prospective pour nous dire que c’est du verbiage.

C’est ce genre de réaction qui ne prend pas en compte la psychologie des acteurs de l’histoire qui a durablement retardé l’alternance politique pacifique chez nous en Côte d’Ivoire. Gbagbo Laurent, assiégé des fissures sont visibles dans les remparts, mais il refuse la reddition. Il veut mourir en laissant des clous dans les pieds de ses adversaires tel est la logique de son état d’esprit.

Un suicide pour quelles conséquences ?

Nous voulons rappeler ici que la mort de Christophe Gnagbé Kragbé, à poursuivi le président Félix Houphouët-Boigny jusqu’au delà de sa tombe. Que la mort dans des conditions jusqu’ici non éclaircies de Victor Biaka Boda, est aujourd’hui encore une énigme de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Si la mort arrive demain à Laurent Gbagbo, à l’intérieur du palais présidentiel, elle fera de lui un martyr. Ses partisans pourront se gargariser sans retenu qu’il a été victime d’un complot international de l’ONU, des USA, de l’impérialisme français et de ses alliés locaux.

Son village natal de Mama, sera le sanctuaire du gbagboïsme et c’est par des cars entier qu’ils iront sur sa tombe qui se transformera vite en un lieu saint. Quant au Dr Allassane Ouattara, comment pourra-t-il diriger la Côte d’Ivoire avec une population bété ouvertement et durablement en contentieux avec lui ?Pense-t-il être à son tour comme Blaise Compaoré, un président à vie après le meurtre sanglant de Thomas Sankara ?

Des voix s’élèvent déjà pour brandir une querelle des mémoires Bété qu’on croyait définitivement enterrée. Celles de Victor Biaka Boda, d’Adrien Dignan Bally, du Dr Victor Capri Djédjé, de Gris Camille, de Christophe Kragbé Gnangbé, de Charles Bauza Donwahi et de Laurent Gbagbo, comme d’une conspiration contre un groupe ethnique.

Ne pas prendre au sérieux ce courant de pensé, c’est se mettre le doigt dans l’œil et nier les évidences comme ce fut le cas quand la charte du nord fut publiée ou comme quand la carte de la partition de la Côte d’Ivoire était en première page d’un journal. Ceux qui parlent aujourd’hui de verbiage de notre part seront des témoins aux premières loges des catastrophes a venir, et nous prions Dieu de nous donner tord sur ce sujet.

Dans une telle atmosphère de fin du monde, quel sera l’avenir des relations Franco ivoiriennes après cette immense déchirure? Quel sera aussi sur place l’avenir des relations entre bété et Malinké dans l’Ouest, le centre Ouest et le sud Ouest de la Côte d’Ivoire ?

De même que la mort de Lumumba avait poursuivi Mobutu toute sa vie, la Mort de Laurent Gbagbo portera aussi un coup fatal à ses adversaires et fera du meurtre un instrument de conquête et de conservation du pouvoir politique en Côte d’Ivoire. Voilà ce qu’il faut éviter.

Ecrasé un adversaire dans le sang, n’est pas le problème aujourd’hui. Mais comment revivre ensemble par la suite ? Telle est la vraie question. Voilà aussi ce que c’est que mourir en plantant des clous dans les pieds des autres. Ils vivront en ayant du mal à se mouvoir tout le reste de leur vie. Laurent Gbagbo à choisi cette solution et joue pour lui-même et ses proches sa propre épisode de la chute de Constantinople.

Laurent Gbagbo et l’histoire

Certains disent de lui qu’il apparaîtra dans l’histoire comme un dictateur. Lui répond qu’il veut défendre l’indépendance de son pays. Il dit que la souveraineté de son pays n’est pas négociable. Il dit que le monde à fait bloc derrière le Dr Ouattara dans le but de faire main basse sur la Côte d’Ivoire, c’est un complot inacceptable pour lui et ses proches.

Voilà pourquoi il est prêt à aller jusqu’au suicide pour une entrée en défenseur de son pays et en libérateur dans l’histoire. Cette hypothèse colle parfaitement avec l’état psychique et psychologique de celui qui occupe le palais présidentiel d’Abidjan aujourd’hui.

C’est cela qui nous rend certain qu’aucune négociation n’aboutira. Les menaces du présidents Obama, les gesticulations d’un Sarkozy, que Gbagbo méprise. Les sanctions d’une union européenne menée par la France, les restrictions de visas pour lui et ses proches. Franchement celui qui est prêt à mourir pour l’idée qu’il se fait de son pays et de lui-même n’a rien a cirer de telles mesures.

Il pense que dans son cas sa mort ne sera pas comparable à un Judas pris de remord après la trahison des siens. Son geste n’aura rien á voir avec la fin de vie de celui qui est atteint d’une maladie incurable. Ni de celui qui a perdu tous ses biens au casino ou de la minette qui absorbe des barbituriques à cause de son petit copain qui vient de lui faire ses adieux pour les bras d’une autre.

Cela ne ressemblera même pas au kamikaze fanatique qui veut mourir en entraînant d’autres personnes dans son choix désespéré. Il est dans une logique dans laquelle il pense que mourir pour son pays est le plus grand sacrifice qu’il peut offrir aux ivoiriens et à la nation menacée.

Il y a déjà en lui ce que la psychopathologie moderne appelle l’idéation suicidaire, c’est-à-dire, l’idée que se fait un individu selon laquelle le suicide pourrait constituer une solution à la situation dans laquelle il se trouve et qu’il juge inacceptable. Laurent Gbagbo veut rentrer dans l’histoire par héroïsme comme Samson dans la bible qui est son livre de chevet.

Comme celui des Zélotes, de la forteresse de Massada près de la Mer Morte, qui ont préféré recourir au suicide collectif plutôt que de tomber vivants aux mains des soldats romains. Ou celui de Jan Palach, l’étudiant Tchèque qui s’immola par le feu le 16 janvier 1969, pour protester contre l’occupation de son pays par les troupes de soviétiques, pendant le printemps de Prague.

Telle est selon nous, la porte de sortie sanglante que Laurent Gbagbo, à trouver pour venir à bout de ses adversaires et de l’opinion internationale. Certain diront que cela relève d’une pathologie mentale et non d’un acte d’héroïsme, nous les renvoyons tout simplement à la grande fête organisée par les partisans de Salvador Allende le 10 décembre 2006, à l’annonce de la Mort du général putschiste, Augusto Pinochet.

Nous vous épargnons ici les hués, les larmes et les cris de joie, la fête au champagne et parfois même des jets de pierres contre la voiture mortuaire portant les restes du Général Pinochet. Sa famille craignant que sa tombe ne soit profanée se trouva dans l’obligation de l’incinéré. Voilà le qui perd gagne que Gbagbo veut infliger à la Côte d’Ivoire et au monde.

La maison Blanche qui avait soutenu le coup d’Etat Contre Allende en 1973, avait prononcée un message de compassion envers les victimes du pinochuto (golpo de pinochet) par la voix de Tony Frato, un de ses porte-parole.

Ceux qui soutiennent les intérêts étrangers dans leur propre pays doivent penser et repenser leur alliance avec le diable. Tout cela nous donne à réfléchir pour comprendre simplement que dans la vie, il y a parfois un jeu qu’on appelle le qui perd gagne, dans lequel, le perdant devient le héros.

Comme Lumumba au panthéon de l’histoire africaine et Mobutu en fuite, mort et enterré à l’étranger dans un pays arabe. L’histoire est une science qui évolue avec l’incertitude en permanence comme fil conducteur de sa propre logique. Parce que Justement l’être humain qui est le sujet de l’histoire est l’incertitude personnifiée.

Conclusion générale

Il est possible que les évènements se déroulent autrement, mais nous sommes convaincus que la crise ivoirienne se terminera dans le sang entre la république du golf hôtel et l’autre république qui prétend incarner les institutions et la représentativité de l’Etat. Combien de temps tout cela va durer ? Aucun de nous ne peut le savoir avec exactitude.

Ce qui est certain, c’est que Laurent Gbagbo, va pousser l’ONU, la France et ses alliés locaux à la faute qui va embraser durablement la Côte d’Ivoire. La crise ivoirienne n’est donc pas terminée, elle ne fait que commencer. Des tentatives pour retourner l’armée contre Gbagbo existent, des tentatives pour prendre d’assaut le palais présidentiel existent.

Il existe aussi des tentatives de créer le vide autour de Gbagbo en s’alliant ses plus fidèles soutiens. Mais l’hypothèse du suicide et de son impact sur le futur du pays n’a pas été pris en compte par les protagonistes de la tragique comédie qui se joue sur les bords de la Lagune ébrié.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est dans cette position que le temps joue en faveur de Gbagbo Laurent, et c’est ceux qui sont cloîtrés dans un hôtel, n’ayant pas d’autres issues de sorties qu’une attente sans fin en espérant qu’une main secourable les débarrasse de Laurent Gbagbo. Ils sont tous par une incroyable ironie de l’histoire dans une sorte de souricière.

Décidément la crise ivoirienne nous a permis de voir de nos propres yeux toutes les turpitudes dont l’être humain est capable pour conserver le pouvoir ou pour accéder au pouvoir. La politique dans nos malheureux pays africains nous enseigne que si tu manges à toutes les sauces et à tous les râteliers, tu te retrouves tôt ou tard victime de ta gourmandise sans retenue.

Tu deviens un goujat comme les anciens cadres du mobutisme triomphant dans le Congo d’aujourd’hui. Dès qu’ils ouvrent la bouche sur un problème de société, ils sont aussitôt rattrapés par leur passé, ils sont priés de se taire car ils ont fait assez de dégâts à la nation et sont mal placés pour donner des leçons de paix et de démocratie au pays et au peuple qu’ils ont piétinés hier.

Nous avons l’avantage de n’avoir jamais été un des courtisans de Laurent Gbagbo et de son adversaire le Dr Ouattara. Nous n’attendons rien d’eux car seul le travail personnel d’un homme peu lui assurer une existence digne sur cette terre. Celui qui pense que sa vie et son futur se trouve dans la courtisanerie se trompe d’époque. C’est pour cela qu’on ne nous a jamais vu dans les comités de soutien et autres gadgets d’allégeance et de soumission à des seigneurs de guerre.

Cela étant dit La stabilisation politique, économique et sociale de la Côte d’Ivoire passe inéluctablement par un moratoire sur une cessation des hostilités politiques et guerrières après cette parodie électorale. C’est un complément nécessaire à la paix sociale, c’est un répit, un espace de respiration pour le pays et son peuple pour affronter les impératifs de reconstruction et de consolidation de la paix civile, ainsi que la réconciliation nationale qui cimenteront à leur tour l’indépendance de la nation ivoirienne.

Dans cette guerre qui a laissé aux ivoiriens autant de questions et de cicatrices une dernière interrogation mérite une dernière réponse : y a-t-il eu un complot contre la Côte d’Ivoire, son indépendance et sa souveraineté ? La réponse est oui. Il n’y a qu’à voir le comportement des voisins de la Côte d’Ivoire, les résolutions de l’ONU, les gesticulations de la France et de ses présidents successifs, les tentatives et autres initiatives de mise sous tutelle ainsi que les accords de Marcoussis pour s’en rendre compte.

Mais bizarrement et c’est le propre même des pays bizarres, la Côte d’Ivoire continue de séduire ses destructeurs, bien que leur victoire se soient régulièrement transformées en pièges. Peut-être séduira-t-elle ceux qui veulent maintenant se racheter vis-à-vis d’elle ?

Hâtons nous ici de dire que rien dans la guerre, et rien dans la perspective de paix, ne changera notre conviction profonde : c’est aux ivoiriens que la Côte d’Ivoire doit de nouveau séduire. Un moratoire, nous le répétons qu’il soit politique ou militaire crée l’espace d’une réflexion. Ce n’est pas par les autres que les ivoiriens feront chacun sa Côte d’Ivoire.

C’est ensemble que tous les ivoiriens feront leur paix, leur liberté et leur unité qui consolidera leur indépendance. Ceux d’entre eux qui n’ont que leurs seules ambitions présidentielles comme buts de vie, s’apercevront très vite que les cataclysmes de ce genre ne se terminent qu’avec leurs cortèges de pillages, de famines, de violes, de folies, de morts et d’annihilations, quand il n’y a plus rien à conquérir, plus rien à réformer, plus rien à unifier et plus rien qui mérite encore d’être détruit.

Telles sont les réflexions que nous inspirent l’imbroglio électoral ivoirien, la déchirure de la nation et le ridicule de la République de Côte d’Ivoire sur la scène internationale, ainsi que la marche de l’homme ivoirien dans le cheminement tragique de sa propre histoire, à un moment où toutes les voix divisent les ivoiriens dans un immense marécage où la Côte d’ivoire a perdu son âme.

Merci de votre aimable attention.

Dr. Serge-Nicolas NZI, 25 Décembre 2011

Chercheur en communication

Lugano ( Suisse)

Tel. 004179.246.53.53

Mail. nzinicolas@yahoo.fr

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