AVANT SON DÉPART DE CÔTE D'IVOIRE CHOI fait des revelations sur Tagro

Le patron de l'Opération des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (Onuci), Young Jin Choi ne veut laisser aucune zone d'ombre sur son passage en Côte d'Ivoire. Arrivé en 2007 à la tête de l'Onuci, Choi est de loin le seul représentant du secrétaire général de l'Onu en Côte d'Ivoire à avoir compris le poker menteur ivoirien.

Avant son départ définitif de la Côte d'Ivoire, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire Young Jin Choi, a fait des révélations sur le degré de responsabilité de deux personnalités sur la dégradation de la situation postélectorale. Pour lui, « c'est le ministre Désiré Tagro qui planifiait tout. »

Le diplomate Onusien, sans prendre de gant a mis au grand jour, à la tribune de rencontre et d'échange du groupe Fraternité Matin, ce vendredi 26 août la responsabilité de l'ex-président du conseil constitutionnel, Paul Yao N'Dré et celle Désiré Tagro dans la tentative d'usurpation du pouvoir par l'ex-président, Laurent Gbagbo.

D'entrée, Choi est formel : « Je ne pouvais pas me taire face aux résultats annoncés par le Conseil constitutionnel qui étaient totalement faux. J'ai immédiatement organisé une conférence de presse vers 16h30mn et j'ai donné les résultats en tant que certificateur. » Mieux, il affirme n'avoir jamais proclamé les résultats avant le Conseil constitutionnel. Pour mémoire, rappelons que c'est le 2 décembre que le président de la Commission électorale indépendante Youssouf Bakayoko a proclamé les résultats du second tour à 16h30mn à l'hôtel du Golf. Et le lendemain 3 décembre, Yao N'Dré aux environs de 14h et 15h, proclame les résultats définitifs.

Mais avant, que de tractations. Choi révèle ce qui n'a jamais été dit dans la crise postélectorale. Morceaux choisis : « Le 2 décembre, j'avais le pressentiment qu'à partir de ce jour là, il y aurait une précipitation du processus de sortie de crise. J'ai tout de suite entrepris de rendre visite à trois personnalités. Le président Gbagbo a refusé de me recevoir, contrairement à ce qu'il a promis la veille, puisque le matin du 2 décembre j'avais le résultat complet. »

Choi va alors rencontrer, le Ministre Désiré Tagro, le président du conseil constitutionnel Yao N'Dré et l'ambassadeur Alcide Djédjé. Le plus intéressant dira-t-il est le cas de Tagro. « En effet, j'étais convaincu que c'est le ministre Tagro qui planifiait tout. Il est très difficile, caractériel et direct. Mes rencontre savec lui ne dépassent pas 5 minutes. Nous nous sommes rencontrés autour de 10h chez lui. »

Voici le contenu des échanges entre Choi et Tagro, revèle le premier.

Choi : « Monsieur le Ministre, réfléchissez deux fois, prenez tout le temps de réfléchir avant de faire ce pas fatal qui pourrait nuire au peuple. » Par ailleurs le patron de l'Onuci soutient lui avoir suggéré de lui permettre de rencontrer le président Gbagbo.

«C'est réglé. Je suis prêt à aller à la cour pénale internationale avec vous. », aurait répondu Tagro selon le diplomate Onusien.

Auprès du président du Conseil constitutionnel, Choi dit avoir entrepris les mêmes démarches. « Je lui ai dit, je sais que vous subissez des pressions énormes. Prenez votre temps. Dites à votre patron que vous avez besoin de quelques jours pour vérifier les procès verbaux. Il a répondu qu'il allait le faire, mais je sais déjà déjà qu'il était préoccupé par le nombre de départements à éliminer », a confié à la presse Choi.

 

Article publié le: 28 Août 2011 - Auteur: CHEICKNA D. Salif - Source: Lebanco.net

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