Présidentielle du 30 novembre : LE CPC CONFIRME LE REPORT

4e réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), s’est déroulée le 10 novembre 2008 à Ouagadougou, sous la présidence de Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, facilitateur de la crise ivoirienne. Etaient présents à cette rencontre le Président ivoirien Gbagbo Laurent, le premier ministre ivoirien Soro Guillaume, le président du PDCI Konan Bédié et le président du RDR Alassane Ouattara.

Au terme des discussions, «Le CPC a noté l’impossibilité d’organiser l’élection présidentielle à la date officielle du 30 novembre 2008» relève le communiqué de presse. Estimant que les opérations préélectorales sont un préalable à la fixation d’une nouvelle date de l’élection présidentielle, «Le CPC a instamment invité le président de la CEI à établir, sans délai, un chronogramme précis pour l’identification et le recensement électoral. Ce chronogramme devrait être publié avant le 31 décembre 2008, aux fins de la fixation de la nouvelle date pour l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle», poursuit le communiqué de presse.

Pour sa part, le Président Blaise Compaoré, a exprimé deux préoccupations. Premièrement, que le recensement de la population s’achève «d’ici début 2009». Deuxièmement, qu’aucune date ne puisse désormais être fixée «sans tenir compte» de cette donne.Quand à l'ONU, avant la réunion du CPC a estimé que l'élection présidentielle doit impérativement se tenir avant la fin du premier semestre 2009, c'est-à-dire avant juin 2009. Question de mettre la pression sur les autorités ivoiriennes.

Si les acteurs politiques ivoiriens, principalement les deux signataires des accords de Ouagadougou, Gbagbo Laurent et Soro Guillaume ( le père et le fils), n'ont aucune volonté d'aller à l'élection présidentielle, aucune date fixée par la CEI ne sera respectée. A moins que les deux signataires de ces accords ne soient contraints d'organiser l'élection présidentielle dans le délai souhaité par l'ONU.

 

La danse des sorciers autour de la date de l'élection présidentielle

Au lendemain de la signature de l'accord politique de Ouaga (Apo), j'ai eu une chaude discussion avec un monsieur dont j'ignore le nom, fervent partisan du Fpi, au sujet de la sincérité des signataires de cet accord et de l'impossibilité de tenir la date de l'élection présidentielle. Je me souviens lui avoir proposé un pari d'un montant de 100 mille fcfa que l'élection présidentielle aura lieu au plutôt le 30 octobre 2010. Pari qu'il a refusé car n'étant pas lui même sûr de ces certitudes. Au rythme où vont les choses, on s'achemine inéluctablement vers cette date. Il y a des petits partis politiques satellite du Fpi qui appelle à la tenue de l'élection présidentielle à la date du 30 octobre 2010. Souvenons nous qu'au lendemain de la signature de l'Apo, une polémique faisant cas d'un accord secret fixant la date de l'élection présidentielle au 30 octobre 2010 avait éclaté. Nous en sommes pas loin.


Actuellement, il y a un débat que je qualifie d'hypocrite autour de la fixation de la énième nouvelle date de l'élection présidentielle et emprunt de mauvaise fois. Le Président Gbagbo n'a-t-il pas dit que la mauvaise fois est la chose la mieux partagée en politique. Et tout le monde y vas de sa dose de pression, même la communauté dite internationale, sur la Cei qui est devenue leur cheval de troie, leur exutoire, comme si la Cei est l'unique responsable de la lenteur du processus électoral. Alors que nombreux sont ceux qui ont intérêt à ce que ce processus traîne en longueur. Je veux parler d'abord des signataires de l'Apo, ensuite des députés, des maires, des présidents des conseils généraux. Par extrapolation des partis politiques de l'opposition et ceux qui se réclament du pouvoir Fpi.


Il sera aléatoire de fixer, au moment où toutes les pesanteurs sur le processus électoral ne sont pas levées, une date pour l'élection présidentielle qui ne sera pas respectée. Je pense que pour donner un nouveau calendrier électoral qui aura toutes les chances d'être exécuté, il faudra attendre la validation du listing électoral par les partis politiques. En cela je soutiens la position du Président de la Cei.

 

Election présidentielle en 2009 : Gbagbo continue d'entretenir le doute dans l'esprit des ivoiriens

L’intervention tant attendue du chef de l’Etat Laurent Gbagbo est tombée avant-hier soir 30 juin 2009, mais a laissé confus plus d’un, quant à la tenue effective cette année de l’élection présidentielle. Au terme de sa prestation télévisée, une question demeure. L’élection présidentielle aura-t-elle, enfin lieu cette année ? Violente question, comme le dirait N'Guess Bon Sens, un chanteur tradi-moderne populaire en Côte d'Ivoire.

Dans cette intervention télévisée, le Chef de l'Etat n'a fait que poser des préalables, maintes fois ressassés par son parti, le Fpi, à la fixation de la date des élections. Préalables concernant le désarment et le processus d'identification. De qui depend la lévée de ces préalables? Les deux signataires de l'accord politique de Ouaga sont les deux têtes de l'exécutif, chargés de sa mise en oeuvre . Est-ce que le Chef de l'Etat et son Premier Ministre ont une réelle volonté de mettre fin à la grande souffrance des ivoiriens? Ni dans les propos du Chef de l'Etat, ni dans son attitude aucours de cette émission, je n'ai senti cette ferme volonté de sortir de cette situation dont les les deux camps continuent de profiter au détriment du peuple. Les ivoiriens qui espéraient être rassurés quant à la tenue effective de l'élection présidentielle en 2009 n'auront, une fois de plus, que leurs yeux pour pleurer.

Le Chef de l'Etat, en donnant l'impression que la fixation de la date de l'élection présidentielle relève de sa seule responsabilité, jette le trouble dans l'esprit des ivoiriens. Alors qu'au terme de la loi électorale, la fixation de la date appartient à la CEI. Le chef de l’Etat ne fait que signer, simplement, le projet de décret, à lui soumis par cet organe. D’où vient alors que Gbagbo veuille “ fixer la date en mai ou en juin ” alors que cela ne relève pas de ses prérogatives. En cherchant à retirer le pouvoir de fixer la date de l’élection à la CEI, Gbagbo ne donne-t-il pas du grain à moudre à ceux qui pensent qu’il ne veut pas jouer franc jeu dans cette élection ? Le chef de l’Etat veut-il donner l’impression, de vouloir aller aux élections sans pour autant les accepter en son for intérieur ? J'ai eu le sentiment d'entendre le Chef du Fpi que le Chef de l'Etat ivoirien.

Au final il serait hypothétique de parier sur la tenue effective de la présidentielle en cette année 2009.

 

Fin de l'identification et de l'enrôlement ?

Commencés il y a environ huit mois, l'identification et l'enrôlement ont pris fin le 30 juin dernier.

Depuis la fin ce processus, un débat fait rage dans la classe politique ivoirienne. Les partisans de Gbagbo Laurent réclame la poursuite du processus jusqu'à ce que tout le monde soit prit en compte, alors que le RDR, le PDCI et leurs partisans militent pour que le chronogramme arrêté lors de la dernière dernier Cadre permanent de concertation (Cpc)- le Cpc est composé de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Konan Bédié, Soro Guillaume et Blaise Compaoré comme facilitateur - soit rigoureusement respecté.

Blé Goudé, Chef de la galaxie patriotique a donné le ton au cours d'une émission à la télévision ivoirienne, en menaçant implicitement la Côte d'Ivoire de graves troubles si tous les ivoiriens ne sont pas enrôlés. Ce message va être relayer dans les agoras sous contrôle du Fpi, lieu de lavage de cerveau, pour préparer leurs militants à de telles éventualités car le général Blé Goudé a parlé. Ce qui sort de la bouche de leur général est parole d'évangile.

Voici une autre occasion pour le Général Mangou, Chef d'Etat Major (CEMA) pour faire une sortie très remarquée, comme il le fait lorsqu'il estime que les déclarations des acteurs politiques menacent la cohésion nationale et la sécurité du pays. Mais cette fois, le CEMA ne dira rien. Il choisira de se taire car le général Blé Goudé a parlé. Et quand Blé Goudé parle, personne n'ose le contredire, personne n'ose le ramener à la raison. Pas même le CEMA. Blé Goudé jouit d'une totale impunité. Il est sous le "parapluie atomique" du Président Gbagbo.

Cette excitation des partisans du Président Gbagbo vise un seul objectif : empêcher la tenue de l'élection présidentielle le 29 novembre prochain. A chaque étape du processus le Fpi aura cette attitude comme si les refondateurs ont une peur bleue des élections. Rappelons nous qu'au tout début de l'identification et de l'enrôlement, au lieu de sensibiliser ses militants à cette étape crucial du processus électoral, au contraire le Fpi avait tout essayé pour entraver le processus.

La communauté internationale, le facilitateur de la crise ivoirienne, le premier ministre et la CEI ne doivent pas céder au chantage du Fpi. La CEI doit rester ferme sur sa position. L'identification et l'enrôlement sont terminés, on passe à l'étape suivante car le respect du 29 novembre en dépend. Ce qui n'ont pas pu se faire identifier, pourront le faire après les élections pour avoir leur cartes d'identité qui feront d'eux des citoyens.

La question que les observateurs de la vie politique ivoirienne se posent, en voyant les agissements du Fpi à chaque étape du processus électoral, est de savoir si le Fpi et Laurent Gbagbo sont prêts à aller aux élections ?

 llusion électorale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Gbagbo, Président d'une Côte d'Ivoire à la recherche de son lustre d'antan, a invité son "ami retrouvé" Blaise Compaoré, Président d'un Burkina triomphant, qu'il avait accusé au début de cette guerre d'en être le parrain, en visite très officielle à Yamoussokro. Première visite du genre depuis septembre 2002, début de la crise politico-militaire. Le Président du Burkina a foulé le sol ivoirien, revêtu de son costume de Président devenu incontournale sur la scène sous regionale. N'est-il pas, en plus de la Côte d'Ivoire, médiateur de la crise politique togolaise?

Officiellement, cette visite est destinée à renforcer les liens d'amitié et la coopération entre les deux pays amis dépuis....belle lurette. Evidemment, en de telles circonstances, il y a des raisons officieuses. Ces raisons officieuses, les deux amis nous ont donnés des indications en faisant des commentaires sur l'élection présidentielle; en ressassant un refrain maintes fois entendu : Il ne sert à rien de faire des élections précitées et baclées, l'important est que les élections soient bien préparées et se déroule dans la transparence, et "patati patata". . Chaque fois que le calendrier électoral ne peut-être respecté, on nous sort ce refrain, qui une fois de plus demontre la mauvaise fois des tenants du pouvoir et leur manque évident de volonté politique d'aller à l'élection présidentielle en 2009, avec la complicité de Blaise Compaoré "l'ami retrouvé" de Gbago. D'ailleur, notre cher facilitateur doit rencontrer les acteurs politiques ivoitiens demain vendredi pour leur faire avaler la couleuse. Pourtant Laurent Gbagbo et son Premier ministre Soro Guillaume nous ont mille fois chantés que cette date était immuable. Soro Guillaume avait même affirmé que ce serait une catastrophe pour la Côte d'Ivoire si l'élection présidentielle n'avait pas lieu le 29 Novembre 2009. Une fois de plus les ivoiriens, mais surtout ceux qui croyaient fermement à la tenue de l'élection présidentielle (moi, je n'en fais pas parti, je suis devenu un "saint Thomas") sont roulés dans la farine. C'est le sport le mieux pratiqué en Eburnie. Finalement les faits sont entain de donner raison à Nicolas Sarkozy, qui disait que le Chef d'Etat ivoirien n'est pas digne de confiance.
Je comprends pourquoi Laurent gbagbo s'est empressé d'offrir 500 millions de cfa à son "ami retrouvé" Blaise Compaoré pour consoler ses victimes des intempéries. Alors que les victimes de ces mêmes intempéries à Abidjan se "cherchent" car ignorés par les autorités ivoiriennnes.

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