Pourquoi une transition?

Le processus d'identification a commencé dans une atmosphère de violence et de suspicion. Violence entretenue par les partisans du chef de l'Etat, à l'appel des dirigeants du FPI notamment Sokouri Bohui, leur monsieur élection, et Aphing N'Guessan le président de ce parti qui a adopté la violence comme stratégie politique et voie de recours au détriment des institutions de recours prévues par la constitution qu'ils défendent avec détermination quand ça les arrange. Ces différentes scènes de barbaries qu'on a vécu (on en vivra d'autres encore) me rappellent exactement ce qui s'est passé pour le début des audiences foraines lorsque Konan Banny était premier ministre. Mais là, il y eu une riposte des jeunes du RHDP qui obligea le gouvernement à suspendre ces audiences foraines.

L'accalmie qu'on observe actuellement ne signifie pas que le risque de violence et d'affrontement n'existe plus. Les deux camps se regardent en chien de faïence; les états majors politiques sont sur le qui vive. La suspicion de fraude est généralisée; ce qui met les différentes structures intervenant dans le processus d'identification sous forte pression psychologique non propice à un travail serein et efficace.

De plus l'absence de confiance entre les acteurs politiques a conduit à la multiplication des structures et à la complexité de la procédure d'identification.
La communauté internationale fait pression sur les autorités ivoiriennes pour que cette élection présidentielle aie lieu car pour elle c'est la seule voie de sortie de cette crise. Moi, je suis convaincu que cette élection renforcera la chienlit qui s'est installée depuis la mort d'Houphouet Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire.

Tous les problèmes qui sont à l'origine de cette crise, à savoir l'identité, la nationalité, le foncier rural n'ont pas connu un début de règlement. Tous les ivoiriens qui ont des patronymes à consonance nordique sont toujours suspectés d'être étrangers.

Les rebelles et les milices n'ont toujours pas été désarmés, le pays reste coupé en deux, et cela n'inquiète ni la communauté internationale ni les acteurs politiques ivoiriens.
Concernant la constitution, le chef de l'Etat a reconnu qu'elle contient des articles confligènes.

Toutes les raisons évoquées ci-dessus militent en faveur d'une transition de 3 à 5 ans; il restera à en définir de manière consensuelle les modalités. Cette transition devrais s'atteler à rétablir la confiance entre les acteurs politiques d'abord avant d'envisager le règlement définitif de tous les problèmes qui entretiennent de manière chronique cette crise. Elle devrais également, dans une atmosphère de sérénité, de confiance retrouvée et dans un esprit de dialogue, engager des reformes institutionnelles pour renforcer la démocratie et extirper de la constitution tout ce qui peut être source de conflit.

C'est à cette seule condition que la Côte d'Ivoire sortira définitivement de cette crise pour emprunter la voie du développement. L'élection présidentielle ne viendra pas comme une baguette magique régler tous les problèmes car nous savons tous que quelque soit la transparence de cette élection, il y aura de vives contestations qui risquent de plonger la Côte d'Ivoire dans le chaos; à moins que celui qui sera élu soit un "Nelson Mandéla".

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