L`Accord de Ouagadougou

Chronogramme de mise en oeuvre

1- Signature de l'Accord politique de Ouagadougou - Jour J 

2- Mise en place du Centre de commandement intégré. Commence deux (02) semaines après le jour J 

3- Mise en place du Cadre institutionnel d`exécution. Se fait quatre (04) semaines après la signature de l`Accord. 

4- Formation du Gouvernement. Se fait cinq (05) semaines après la signature de l`Accord 

5- Suppression de la zone de confiance et mise en place des unités mixtes. Commencent une (01) semaine après la formation du Gouvernement 

6- Démantèlement des milices. Commence deux (02) semaines après la formation du Gouvernement et dure deux semaines

7- Regroupement (rassemblement par unité des ex-combattants dans les sites de regroupement et stockage des armes sous la supervision des Forces impartiales) : 
- Redéploiement de l`Administration
- Début des audiences foraines. Commence deux (02) semaines après la formation du Gouvernement et dure trois (03) mois

8- Enrôlement en vue de l`inscription sur la liste électorale et de l`identification. Commence un (01) mois après le début des audiences foraines

9- Unification des forces en présence et enrôlement pour le Service civique. Commence quinze jours après le début de l`enrôlement

10- Etablissement et distribution des nouvelles cartes nationales d`identité et des cartes d`électeur à partir de la liste électorale. Commencent à l`adoption officielle de la liste électorale définitive 

11- Fin du processus DDR et organisation des élections.

Ce chronogramme de l'accord politique de Ouagadougou, publié par le journal du FPI Notre Voie, dédouane les forces nouvelles (les rebelles ivoiriens) de leur mauvaise volonté à aller au désarmement. En effet, après la formation du gouvernement et la suppression de la zone de confiance, toutes les autres étapes du processus ont pris énormément de retard, notamment le démantèlement des milices qui n'est pas encore effectif. De plus le processus DDR prend fin après l'adoption officielle de la liste électorale définitive et la distribution des cartes d'identité et d'électeur. C'est ce qui constitue la faiblesse de cet accord. Alors je me pose des questions sur la polémique sur le désarmement provoquée par le FPI. Le Président du FPI sait bien que le Chef de l'Etat, le vrai patron de son parti et le Chef rebelle sont allés auprès de leur pote Blaise Compaoré pour signe un accord pour ne pas aller aux élections dans un délai raisonnable.

(Publié le jeudi 11 Décembre 2008)

De Ouaga en Ouaga

Le quatrième accord complementaire à l'accord politique de Ouagadougou vient d'être signé. Cet accord est sensé règler le problème des grades des militaires rebelles des forces nouvelles, le désarmement et le redeploiement de l'administration dans la zone sous contrôle rebelle. Etape indispensale dans le processus de sortie de crise, avant les élections.

Depuis la signature de l'accord politique de Ouagadougou entre Laurent Gbagbo, Chef de l'Etat issu du FPI et Soro Guillaume, actuel Premier Ministre et chef de la rebellion , nous sommes au quatrième accord complementaire. Ce qui amène la plupart des observateurs de la scène politique ivoirienne à être sceptique quand à l'organisation effective de l'élection présidentielle en 2009; alors que l'accord politique de Ouagadougou signé en mars 2007 était prevu pour être appliqué en dix mois.

Les difficultés d'application des premiers accords de sortie de crise residait dans le fait qu'il y avaient plusieurs signataires avec la forte implication et pression de la communauté internationale. Le pouvoir en place estimait que ces accords lui étaient défavorables.

Nous ne comprenons donc pas la mauvaise volonté que les deux signataires de l'accord politique de Ouagadougou, leur accord issu de leur dialogue direct, avec un facilitateur choisi par eux, Le Président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, mettent à son application pour libérer les ivoiriens qui sont fatigués de cette crise.

Nous osons espérer que ce quatrième accord complementaire sera le dernier et que la prochaine date de l'élection présidentielle qui doit être fixée par la CEI ne rencontrera pas la mauvaise fois des deux signataires de l'accord politique de Ougadougou.

Faiblesses de Ouaga 4

L'accord complémentaire 4 à l'accord politique de Ouaga dit Ouaga 4 prévoit l'intégration de 5000 soldats des forces nouvelles à la future armée ivoirienne sur une période de 2 ans. Cette disposition de Ouaga inspire plus d'inquiétudes qu'il n'apporte d'éclaircissement quant aux points de blocage de l'accord politique de Ouaga relatifs au désarmement avant la tenue des élections. Alors que tout le monde appelle à la tenue de l'élection présidentielle au premier semestre 2009, les deux protagonistes de cette interminable crise signent un accord complémentaire qui prévoit en fait le processus DDR sur 2 ans, ce qui signifie que le DDR ne sera pas achevé si par extraordinaire l'élection présidentielle devrait avoir lieu en 2009. Est-ce que le nouveau président élu, si ce n'est pas monsieur Gbagbo Lauent, se sentira engager par les termes d'un accord qu'il n'a pas signé? C'est la première faiblesse de Ouaga 4.

La deuxième faiblesse de Ouaga 4 réside dans le fait qu'il ne proclame pas formellement la réunification du pays au 15 janvier 2009, mais parle de redéploiement de l'administration. Qui assurera la sécurité de cette zone si toute l'administration y est effectivement présente à cette date?

Ces constats nous amènent à penser, peut-être à tord, que Gbagbo et Soro sont entrain de rouler les ivoiriens dans la farine car ils ne sont pas encore prêts à organiser l'élection présidentielle.

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