Un enfant adultérin, quel sort ?

J’ai intégré le domicile de Mobio Yves alors qu’il venait de se séparer de son épouse Pauline. Ils étaient mariés légalement depuis plus de seize ans. De ce mariage sont nés trois enfants. En fait, le divorce n’était pas encore prononcé ; cependant, le couple était en séparation de corps et de domicile.

Pauline, sage-femme de profession s’était louée un studio à Blockauss, dans la commune de Cocody. Elle avait abandonné la somptueuse villa de la Riviera 3 qui constituait le nid de ces seize années de vie conjugale avec Mobio Yves pour se retrouver dans un studio.

Malgré la souffrance qu’elle avait endurée auprès de son mari, elle refusait le divorce alors que l’homme voulait vaille que vaille se débarrasser d’elle. Elle préférait garder son alliance au doigt et porter toujours le nom de Mobio sur son prénom de jeune fille. Et pourtant, elle avait accepté de quitter le domicile conjugal pour vivre dans la solitude. Bien que son mari ait promis lui verser une importante somme d’argent afin qu’elle accepte le divorce, elle resta intransigeante. Pauline tenait aux liens sacrés du mariage qui la liait à Mobio. Le juge ne pouvait dans ce cas prononcer le divorce puisque l’un des conjoints s’y opposait. Mobio traita la mère de ses enfants de tous les noms et pire de sorcière. Il ne pouvait comprendre qu’une femme soit aussi têtue. Avec toute l’affliction qu’il lui avait fait subir, elle ne gardait point de mauvais souvenir du nom Mobio mis persistait plutôt à le porter.

En vérité, je suis à l’origine de l’effondrement du couple. Je ne connaissais l’homme que depuis quinze mois.

Mobio et moi avions connaissance lors d’un concert du groupe musical akyé « le TOUT Puissant Audiorama ». C’était dans le bar dancing Olympiade d’Abobo, le  fief des artistes tradi-modernes. Ce soir-là, mariés et célibataires des deux gents, se côtoyaient dans un bal populaire. J’y étais en compagnie de quelques amies de la fac pour m’amuser. J’étais étudiante. Après une semaine stressante avec les professeurs, il fallait se détendre un tant soit peu. Les uns et les autres étaient emportés par les délices de la musique et dansaient en pointant les doigts vers le ciel. C’étaient une façon très particulière pour nous d’esquisser ces pas de danse.

Mobio m’avait remarquée dans le lot de femmes fort excitées par le timbre vocal du chanteur dont certaines essuyaient le visage avec frénésie. Ma beauté avait attiré Mobio. Sincèrement, je suis belle, très belle. Me décrire serait prétentieux, mais, je dois affirmer que ma beauté ne passait pas inaperçue. Tous ceux que je croisais sur mon passage me dévoraient voluptueusement des yeux.  Les vicieux s’attardaient sur ma paire de fesses outrageusement bombée et moulante que mettait en valeur n’importe quelle tenue que j’enfilais. Je suis la femme de rêve de tout homme qui me voyait. Mes prétendants se comptaient chaque jour par dizaine. C’était un soir, aux environs de dix neuf heures, j’ai tapé dans l’œil de Mobio comme dans celui de la quasi-totalité des hommes présents en ces lieux. J’étais sollicitée par toute sorte de dragueurs dont certains, ivres d’alcool, s’adressaient à moi en disant des obscénités. Tout en souriant, je m’éloignais car un ivrogne ne dispose pas de toutes ses facultés mentales…

Mobio envoya un jeune homme m’appeler. Il était assis avec deux autres hommes entrain de consommer du vin. Je le reconnu parmi ses compagnons comme me l’avait décrit son envoyé. Il était habillé en boubou pagne richement brodé. Il me parut très responsable avec l’air sérieux qu’il affichait. Je m’installai à leur table comme il me l’avait demandé ; mais je refusai de consommer de l’alcool. Mobio m’informa qu’il est exploitant forestier. Il serait propriétaire de scieries et de chantiers dans des villes de l’intérieur. Il me déclara son amour sans trop perde le temps. Il ne me cacha cependant pas son statut d’homme légalement marié. D’ailleurs, la bague en or qui scintillait sur son annulaire en était la preuve. Selon ses dires, il était si foudroyé par mon charme et ma beauté qu’il regrettait que la polygamie ne soit pas légalisée dans ce pays. Sinon, il m’aurait conduit devant le maire dès le lever du jour. De ses petits yeux protégés par une paire de lunettes, il me fixait tendrement en léchant ses lèvres à chaque fois qu’il s’ingurgitait un verre de vin. Et quand vint le célèbre et langoureux morceau « Apichèkè » du TP audiorama  qui avait conquis les cœurs des mélomanes d’ici et d’ailleurs, il y a quelques années, Mobio me demanda d’être sa cavalière. J’acceptai volontiers. Cet air de slow akyé nous fit coller l’un à l’autre. Je sentis aussitôt sa virilité… Je n’étais pas étonnée lorsqu’il me proposa de passer la nuit avec lui. Je l’avais séduit. La mini-jupe que je portais couvrait à peine mes cuisses dont la clarté décuplait son envie de m’avoir dans son lit. Je refusai et lui fis savoir que s’il tenait à moi, il patienter le temps connussions mieux. Il me demanda mon numéro de téléphone afin que nous restions en contact. Je lui mentis que je n’avais pas de téléphone. Il me remit alors l’un de ses portables plus la somme de cinquante mille francs.

Le lendemain matin, Mobio m’appela et me donna rendez-vous à son bureau au plateau. Il m’offrit un cellulaire tout neuf de dernière génération et récupéra le sien. Cette fois je repartis avec la somme de soixante-dix mille francs. Il me couvrait de présents et d’argent si bien que je ne puis lui résister longtemps. Lorsque Mobio découvrit pour la première fois ma nudité, il fut si émerveillé qu’il me promettait plusieurs choses à la fois en me faisant l’amour. Quatre fois dans la nuit, je sentis sa virilité. Il me confia qu’il voulait tellement me satisfaire qu’il s’était abstenu de rapports sexuels pendant les trente jours que je l’avais fait patienté. Il avait réussi à me satisfaire car ses prouesses m’avaient  comblée. Pour un homme de cinquante ans, je doutais fort qu’il n’ait pas fait recours à un puissant aphrodisiaque.

Cette chaude nuit confirma mon statut de maîtresse de l’exploitant forestier. J’étais la femme qu’il adulait. Mon amant m’installa dans une maison tout équipée au plateau Dokui. A mon anniversaire, je reçus une voiture en guise de cadeau.

J’étais la fierté de ma famille qui bénéficiait énormément des largesses de Mobio. Pour mon amour, mon chéri Mobio acheva la construction de maison de mon père au village. Papa était très heureux, car à deux ans de la retraite, ce n’était pas évident qu’il termine cette bâtisse. Désormais, lorsque Mobio souhaitait offrir des cadeaux à sa femme et à ses enfants, il demandait mon avis. Je choisissais alors tout ce que je voulais et il allait le leur remettre. Il me suffisait de claquer les doigts pour que mes désirs soient assouvis. Envoûté par ma beauté, Mobio dépensait sans compter. Dans le lit, je l’épatais avec mes sensationnelles pratiques érotiques. C’était un moment fatidique où l’homme, plein d’extase, ronronnait dans mes oreilles qu’il aurait souhaité être président de la république. Il aurait alors usé de tous ses pouvoirs pour faire voter une loi pour la légalisation de la polygamie. Il disait que j’étais très belle, très désirable pour être maîtresse. Selon lui, ma place était dans un foyer auprès d’un homme digne de son espèce qui me choierait et non un jeune écervelé qui, ne connaissant pas ma valeur abuserait de moi. Mobio s’en voulait de s’être marié trop tôt. Son choix, Pauline était à présent supplantée par une beauté sure, qui méritait d’être jalousement conservée dans un foyer. Depuis qu’il m’avait rencontrée, l’homme était tourmenté par son désir ardent de me prendre comme deuxième femme, mais malheureusement il lui était impossible.

Divorcé d’avec Pauline, résoudrait ce  problème. Cependant, il lui fallait un motif valable. Aussi, il avait connu sa femme alors qu’il était sans emploi. Elle l’avait soutenu durant plusieurs années ponctuées d’intenses misères. L’abandonner de la sorte serait une ingratitude impardonnable.

Un soir, alors que nous venions de faire l’amour, Mobio m’informa qu’il souhaitait me garder comme maîtresse pour le restant de sa vie.

-         Ce n’est pas juste mon chéri. J’ai besoin d’voir un homme pour moi toute seule avec qui je fonderai un foyer et ferai des enfants, répliquai-je sérieusement.

-         T’inquiète ma belle, je t’aime et je t’aimerai pour la vie. Je te comblerai et même les femmes au foyer t’envieraient. Pour la question d’enfant, je t’en donnerai un. Tu sais très bien que je fonctionne merveilleusement bien, ironisa-t-il.

-         Oublis-tu que tu es légalement marié ?

-         Et après ? Je ne serai pas le premier homme ne le dernier à faire un enfant hors mariage.

-         Je crois que le temps nous en dira davantage sinon présentement, je ne peux te faire un enfant dans ces conditions.

-         Viviane, as-tu trouvé quelqu’un avec qui tu aspire le faire ? Interrogea mon amant sur un ton de jalousie.

-         Non ! D’ailleurs depuis que je t’ai connu, je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec un autre.

-         Ok ! ca me rassure, dit-il en me couvrant de baisers alors que ses mains cherchaient frénétiquement sous le drap mes seins qu’il se mit à caresser.

Il était vrai que Mobio me garantissait une sécurité financière et matérielle mais je ne pouvais rester toute ma vie célibataire. Aussi, n’avais-je pas envie de me jeter de ces jeunes vicieux  qui ne connaissait pas la valeur du corps de la femme et qui en abusaient cependant. Malgré le nombre pléthorique d’hommes qui me courraient après, j’avais décidé de rester fidèle à Mobio. Henry, mon petit ami, un instituteur, n’arrivait plus à me voir car j’étais constamment avec mon amant. Je craignais qu’une infidélité de ma part me réduise à néant. Je menais tranquillement ma vie de maîtresse malgré tout, sans embrouille. D’ailleurs, mes parents m’avaient mis en garde. Si le bonheur dans lequel ils baignaient désormais se transformait en un horrible cauchemar en me faisant surprendre par Mobio dans les bras d’un autre, ils n’hésiteraient pas à me renier. Mon père ajouta que ma mère et lui n’étaient pas matérialistes. Cependant, lorsque le bonheur arrivait à tout hasard comme c’était le cas du généreux Mobio, il fallait saisir la chance qui est quelque chose de rare et ne pas le laisser s’échapper. Je fus contrainte de tout arrêter avec Henri. Mon père le menaça de ne plus jamais remettre les pieds à notre domicile. Ah ! Le pauvre instituteur ! Ce jour-là, il vida son corps de toutes ses larmes. Pour préserver leur intérêt, mes parents rassurèrent Mobio qu’il pouvait se tranquilliser et que j’étais sa seconde femme. L’exploitant forestier leur versa une dot consistante. Mon nouvel amant et moi fûmes liés par un mariage traditionnel.

Déjà deux mois que je sortais discrètement avec l’exploitant forestier. Il ne pouvait se rendre au travail sans passer chez moi. De retour, il repassait me voir. Il trouvait toujours du temps à me consacrer. Il avait constamment des astuces pour échapper à sa femme et se retrouver à mon domicile. Nous faisons intensément l’amour. Je me demandais bien s’il couchait encore avec son épouse car je l’épuisais au maximum au cours de nos ébats.

Evidemment, l’homme finit par être soupçonné par sa femme pour infidélité. Elle avait remarqué son changement. Tout comme à l’égard de ses enfants, il se montrait de plus en plus inattentionné  à l’endroit de son épouse. Lorsqu’un homme devient négligeant dans son foyer, la femme intuitive fait allusion à l’infidélité de ce dernier.

Pauline voulait avoir les preuves d’une éventuelle infidélité de son mari. Elle mena ses propres enquêtes et découvrit le pot au rose. C’était la première fois que je voyais ma rivale. La quarantaine, elle pourrait être ma mère. Belle dame, elle était potelée du genre « awoulaba ». Mobio avait vraiment du goût. C’est vrai que les hommes sont des éternels insatisfaits. J’avoue qu’en tant que femme, j’ai moi-même craquée sous la beauté de Pauline… Sa visite chez moi ne fut pas tendre. Tout d’abord, elle s’indigna que son mari entretienne des relations avec une « gamine » de ma trempe à qui il avait offert un cadre aussi paradisiaque. Brûlant de colère et de jalousie, elle menaça de me défigurer si je n’arrêtais pas avec son mari. Je dûs mon salut au gardien du bâtiment qui vint la calmer. Elle s’en alla en promettant de revenir les jours à venir avec d’autres intentions plus lugubres. Je passai un coup de fil à Mobio pour l’informer. Il me demanda de calmer et qu’il contrôlait la situation. Malheureusement, il était loin de pouvoir maîtriser le terrible sentiment de jalousie qui animait sa femme. Elle venait de découvrir la trahison de son homme. Sa fureur était donc incontrôlable.

Une seconde fois, Pauline fit irruption dans mon appartement. Si le gardien n’avait pas été là une fois  encore, elle aurait sculpté autrement mon beau visage qui attirait tant les et dont monsieur son mari. Je quittai définitivement l’appartement. Je regagnai le domicile famille à Abobo-baoulé de peur d’être expédiée au fond d’un tombeau par cette femme qui m’en voulait parce que j’aurai chipé son homme. Mobio demanda pardon à sa femme à sa femme et lui menti qu’il romprait dans l’immédiat d’avec sa jeune amante que j’étais. Et pourtant, c’était moi qui avais choisi les cinq complets de pagnes qu’il avait achetés pour les offrir à Pauline afin de se faire pardonner. Je reçus également le même nombre de pagnes à titre de dommages suite aux menaces de Pauline. Pour me prouver qu’il tenait à moi, Il me consacra toute une journée dans une suite à l’hôtel Ivoire. Ce jour-là, je dus sursoir à mes activités universitaires pour me donner à lui. C’était la preuve que l’homme tenait toujours à moi. Après l’incident à mon domicile, mes parents simulèrent une colère et menacèrent de rembourser la dot qui serait synonyme de rupture entre Mobio et moi. D’après eux, ils prenaient ainsi leur disposition pour ne pas me voir être assassinée par son épouse rouge de jalousie. Mon amant les rassura qu’il prendrait toutes ses précautions pour ne plus attirer les soupçons de femme sur notre relation. L’enveloppe pleine de sous dont j’ignorais le montant exact qu’il sortit de la poche de son costume et qu’il remit à mon père fit dissiper sur le champ la colère de mes parents. Nous bûmes et mangeâmes copieusement à l’honneur de Mobio qui venait une fois encore de démontrer qu’il était décidé à faire de moi sa seconde femme.

Mobio avait fait la promesse à son épouse qu’il avait tout arrêté avec moi. Ma mère me conseilla d’être très vigilante car Pauline serait loin d’être dupe. Elle pourrait toujours mener ses enquêtes car les femmes ne sont pas sans ignorer que les hommes de fins menteurs. Mobio était une mine d’or qu’il fallait exploiter. Cependant, sa femme pourrait constituer un obstacle à notre relation. Au cas où elle tempêterait à m’écarter de son chemin en usant de n’importe quel moyen que se soit, l’éventuelle fin de ma relation d’avec Mobio serait pour ma famille une fatalité. Celle-ci verrait alors les projets de l’exploitant forestier à son endroit se volatiliser. Il fallait donc prendre ses dispositions pour maîtriser toute éventualité. Ma mère proposa la consultation d’un marabout qui pourrait ensorceler mon amant au point qu’il haïsse sa femme jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire se débarrasser d’elle afin que j’occupe les rênes de ce pouvoir conjugal opulent. Mon père fut d’avis avec qu’elle. Ils me convainquirent que c’était pour mon bien qu’ils le feraient. Qui n’aimerait pas sa progéniture vivre dans la plénitude ?

Kodjovi était un marabout réputé pour sa promptitude à résoudre les problèmes sentimentaux. Aucune question sur ce sujet n’aurait de secret pour lui. IL aurait la science infuse pour unir où désunir les couples. Il était donc la personne indiquée pour briser le foyer Mobio. L’homme mystique demanda une fibre d’un dessous déjà porté par mon amant. Une nuit passée dans les bras de mon copain me permit de l’obtenir sans difficulté aucune.

Deux semaines après notre passage chez kodjovi, ce fut le clash au sein du couple Mobio. Désormais, leur paisible vie était tourmentée par d’intempestives querelles qui dégénéraient en pugilat où Mobio imposait sa force physique à Pauline. C’était des moments terribles où les meubles et les appareils électroménagers volaient en éclat à la grande stupeur de leur enfants, terrorisés par de si violents combats. Maintes fois, Pauline fut conduite aux urgences pour blessures graves ou pour évanouissement profond. Une fois, son bourreau avait été  interpellé par la police et mis aux arrêts pour coups et blessures volontaires suite à une plainte de sa femme. A l’issue d’âpres négociations avec les autorités policières, il recouvra la liberté. C’est après cet épisode malheureux qu’il décida de divorcer d’avec son épouse pour qui il avoua ne plus rien ressentir. Pour ce faire, il saisit le juge. D’ailleurs, l’altération de leur vie commune en était une illustration parfaite. Pour corroborer sa décision qu’il qualifia d’irréversible, Mobio demanda à sa femme de quitter son domicile au risque de lui mener une vie d’enfer. Submergée par ses problèmes sentimentaux, Pauline perdit du coup quelques kilogrammes de son poids. Sa beauté se fana. Elle devint indésirable aux yeux de son mari qui, en attendant qu’elle s’en aille du foyer s’était refugié dans un hôtel de luxe dans lequel nous passions de passionnants moments.

 

Pauline refusa catégoriquement de divorcer. Le motif qu’elle avança était qu’elle était loin de s’opposer à la décision de Mobio mais plutôt qu’elle entendait préserver l’avenir de ses enfants. Cependant, consciente que son mari pourrait un jour mettre fin à ses jours à force de la battre, elle prit la solution d’aller se louer une maison.

 

Deux jours après le départ de Pauline du domicile conjugal, mon amant me demanda d’aménager chez lui. Mes parents furent si heureux au point que la nouvelle fut célébrée. Ils allèrent remercier Kodjovi pour son efficacité et sa promptitude à trouver une solution à notre préoccupation. Ils offrirent la somme de cent mille francs à notre bienfaiteur de marabout. Dans tous les cas avec mon intégration dans la maison de Mobio, ils auraient beaucoup à gagner.

Il était difficile pour les enfants de Pauline de m’accepter comme leur belle-mère. Stéphane, Mariette et Marie Michelle, respectivement âgés de quinze, treize et onze ans savaient qua j’étais la cause du départ de leur mère. Malgré mes efforts de me faire aimer, ils me détestaient et me boudaient. Quand ils étaient contraient de m’adresser la parole, ils n’hésitaient pas à m’appeler par mon prénom Viviane. Leur père leur imposa qu’ils devraient m’appeler « maman ». Les enfants furent indignés. Ils ne pouvaient s’y soumettre. Voyant son autorité bafouée, il menaça d’user de la violence afin de se faire obéir. Ils durent se conformer malgré eux au principe que Mobio leur imposa. Je demandai à mon homme d’interdire formellement Pauline de remettre les pieds dans mon foyer sous prétexte de venir voir ses enfants. Il transmit fidèlement ma préoccupation à cette dernière en la menaçant de la battre si elle s’obstinait à déroger à cette interdiction.

Mon amant me promit le mariage civil une fois que Pauline se serait décidée à accepter le divorce. Pauline maintenait sa position alors que Mobio, voulant accélérer la procédure de divorce, loua les services d’un détective privé qui avait pour mission d’espionner son épouse. Il devait lui apporter les preuves de son éventuelle infidélité. Et si cela s’avérait, il convaincrait le juge sur le fait que chacun d’eux avait refait sa vie et qu’il n’était donc plus question de faire perdurer le divorce. Mon chéri payait des hommes afin qu’il fasse la cour à sa femme en leur proposant des sommes colossales. Pauline, malgré les difficultés qu’elle traversait, rejetait du revers de la main les avances de ses dragueurs. Mobio cherchait en vain un moyen pour jeter le discrédit sur la mère de ses enfants afin d’obtenir le divorce qui lui permettrait de m’épouser.

Après trois mois de présence dans mon foyer, je tombai enceinte comme il l’avait souhaité. La venue au monde d’un enfant renforcerait notre amour. Ce bambin garantirait ma place auprès de mon homme. Malgré ces moments paisibles et agréables vécus dans mon foyer, ma mère était sceptique car tout expérimentée, soutiendra-t-elle que les hommes sont imprévisibles. Elle se disait que Mobio pourrait tomber sous le charme d’une autre et me faire subir les mêmes souffrances que celles infligées à pauline. Elle fit recours au marabout.

Kodjovi attacha tellement mon concubin qu’il était sous mon entière domination. Il ne jurait que par moi. L’homme, ce généreux, sociable et charitable avait même perdu le reflexe de rendre visite et d’aider les siens. Ma famille était devenue la sienne. Les frais d’écolage de mes frères, sœurs, cousins et autres étaient devenu son affaire. Et pourtant, il ne voulait voir un membre de sa famille chez nous. Même ses propres enfants, bien sûr subissaient sa méchanceté.

Le marabout me rassura que le divorce de mobio et de Pauline n’était qu’une question de jours. Aussi, mon mariage suivrait automatiquement car ses génies auraient accepté le bélier qu’on leur avait offert comme sacrifice.

La vie me souriait à belles dents. Mobio venait de m’acheter une nouvelle voiture. Il avait vendu la première. Mon duplex était en pleine construction aux deux plateaux. J’étais impatiente de voir arriver le jour de mon mariage. J’attendais la naissance de mon bébé pour m’occuper à une activité commerciale internationale… Que de bonnes et belles choses se succédaient dans ma vie. Je ne pouvais donc songer un soir deux employés de Mobio viendraient de Toulepleu m’annoncer le décès tragique de leur patron, mon mari. Le nouveau fut si choquant que je perdis connaissance. Lorsque je fus ranimée, j’étais entourée de ma famille toute en pleur. Heureusement, la forte émotion n’avait pas eu d’impact sur ma grossesse qui était dans son septième mois. Mobio est mort subitement et de façon atroce. Il a été écrasé par un gros arbre, un iroko que ses bûcherons venaient d’abattre. Personne ne pouvait comprendre et expliquer comment un tel accident s’était produit. Les bûcherons avaient pourtant donné comme d’habitude une orientation à la chute de l’arbre. Mais bizarrement l’immense tronc vacilla et pris la direction de mon mari présent sur les lieux. Son corps réduit en pâte était irrécupérable.

Depuis plus de vingt ans, Mobio exerçait le métier d’exploitant forestier. Quand il avait l’occasion, il se rendait sur ses chantiers pour assister ses employés. Finalement, il mourut par ce métier dont il tirait sa fortune.

Les débris du corps de Mobio furent emballés dans un drap et enterrés. Tout comme ses enfants et leur mère Pauline, j’étais inconsolable. Alors que mon défunt amant venait d’être inhumé, sa famille décida de vider la maison de ses appareils et meubles. Je tentai de m’y opposer mais son frère cadet, Grégoire, un homme d’une arrogance inouïe me rappela que je n’étais pas légalement mariée avec Mobio. Je n’avais donc aucun droit à faire valoir. L’un de mes oncles venu du village lui fit savoir que j’étais coutumièrement mariée à son frère. Grégoire ricana d’abord de l’ignorance de mon oncle qu’il traita de plaisantin et de borné avant de lui démontrer qu’un tel mariage était nul et de nul effet. Grégoire demanda également à Pauline de s’éloigner de l’immense richesse dont il allait jouir désormais. L’homme fut ramener à l’ordre par la justice qui reconnut Pauline comme épouse légitime puisqu’elle était encore mariée à Mobio jusqu’à ce qu’il fut frappé par la mort. Honteuse et aigrie, la famille de Mobio l’accusa d’avoir usé de sorcellerie pour mettre fin à la vie de leur frère afin de s’approprier les biens. Grégoire, imbu de colère promit revenir à la charge. Il défia Pauline quant à sa ferme volonté de lui mener une vie infernale. Pauline était trop occupée par les dossiers liés à la succession qu’elle fit fi de tous ces ragots. Deux mois après, j’accouchai d’un garçonnet que je prénommai Chris Alex.

Comme une symphonie inachevée, ma prometteuse vie sentimentale avec le sieur Mobio venait ainsi de s’abréger. Tous mes projets devinrent alors caducs. Pauline n’hésita pas à user de ses droits pour me vider de la maison où elle revint s’installer avec ses enfants. La mienne était en travaux donc inhabitable. Je regagnai le domicile familial avec mon bébé que Pauline ne veut reconnaître comme l’un des ayants droit de Mobio. La preuve elle refuse de me remettre la carte nationale d’identité de Mobio afin que j’aille établir l’extrait d’acte de naissance de mon fils. Elle traite mon enfant  d’adultérin et jure qu’il restera bâtard à vie. Je ne dois donc pas espérer au moindre héritage alloué à mon petit Chris Alex. Pauline soutient que ses enfants et elle sont les seuls bénéficiaires de l’immense richesse laissée par le défunt exploitant forestier. Malgré toutes les actions que je mène afin qu’elle reconnaisse mon fils, Pauline n’est favorable à aucune concession. Je souffre énormément de la mort de Mobio et je suis tétanisée par le comportement de Pauline. Que puis-je faire à présent pour que mon bébé profite des biens laissés par son défunt père ?

Par Aimé Sanhoun Alyn

Source Choc Union

 

 

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Commentaires (19)

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