Suis-je un criminel ?

Suis-je un criminel ? Oui, me dit Clémentine. elle m'en veut beaucoup. Et pourtant, ce n'est pas moi qui ai tué  son époux. Il s'est volontairement donné la mort avec une corde.

Clémentine était la plus en vue des stagiaires de notre société. Sa belle forme saillante au niveau du bassin, amena un de mes collègues à la comparer à une guitare. Mes collègues ne pouvaient s'empêcher de la draguer. Mais elle leur "brisa" tous le coup. Parmi tous ces prétendants malheureux, un de nos responsable n'abdiqua pas. Il voulait à tout prix que Clémentine soit sa petite amie. Malgré son refus de sortir avec ce monsieur qui avait l'âge de son père, ce dernier la harcelait. Et c'est moi qu'il tenait pour responsable de son cuisant échec. Mr. Akawa avait de bonnes raisons de m'en vouloir. J'étais la seule personne que Clémentine estimait dans la société. Elle trouvait que j'étais digne de confiance car je faisait partie des rares employés à ne pas l'avoir draguée, En vérité, si je ne l'avais pas fait, c'est parce que je manquais de courage pour lui déclarer mes sentiments. Je l'aimais moi aussi, mais j'avais peur de me faire éconduire.

Mr. Akawa me détestait beaucoup. Seulement, ces derniers temps, il était très occupé à l'hôpital. Sa femme souffrait d'une grave maladie. Aussi j'étais un peu tranquille car je n'avais plus à supporter son regard menaçant teinté de haine. Les midis, j'allais manger avec Clémentine. On nous voyait très souvant ensemble hors de la société à telle enseigne que certains employés finirent par dire que nous étions amants. honnêtement c'était mon souhait.

Quelque temps après, son stage prit fin. Avec sa lettre de stage, elle pouvait se mettre à la recherche de boulot. Je l'aidais à rédiger ses demandes d'emploi. Raison pour laquelle elle venait régulièrement chez moi. Mes parents appréciaient bien Clémentine; surtout ma génitrice qui l'appelait sa belle. Ma mère savait très bien qu'in n'y avait rien entre Clémentine et moi. Aussi mettait-elle tout en oeuvre pour qu'elle m'épouse. Elle la retenait souvant à la maison pour qu'elle tresse ses cheveux. Un dimanche, Cléméntine vint chez nous avec un petit sac. Ce jour-là, elle se changea dans ma chambre. Je fus surpris parce que d'habitude quand elle devait tresser ma mère, elle ne se déshabillait pas. Elle se contentait de nouer un pagne sur son habit. Après avoir tresser ma mère, Clémentine alla dans la cuisine pour aider mes soeurs. Peu après, je l'appellai de côté pour lui dire qu'il était temps de rentrer chez elle. elle se contenta de sourir et alla rejoindre mes soeurs. Quand à moi, je sortis pour une partie de pétanque avec des amis. C'était mon jeu favori. Et les dimanches après-midi, je m'y adonnais avec beaucoup de plaisir. avant de me rendre sur l'air de jeu, je dis à Clémentine de m'appeler si elle voulait partir. J'avais cinq mille francs en poche pour la mise. Je gagnais très souvent à ce jeu car j'étais très adroit. Ce jour-là, tous mes adversaires furent épatés par mon jeu. Je les battais tous. Mr. Léo, l'un des meilleurs joueurs du quartier, eut le malheur de m'affronter. Je le battis à plate  couture, vidant ainsi ses poches. A la grande joie de tous ceux qui pariaient sur moi. Mon gain attisa l'aigreur du vieu Kani, le plus adroit parmi nous, qui me défia. J'eus peur. Mais le soutien du public me galvanisa et je pris courageusement le cochonnet dans sa main pour le lancer. J'eus tord de jouer avec ce vieux briscard. Il visait mes boules avec précision et marquait des points avec une facilité déconcertante.. J'était entrain de perder tout ce que j'avais gagné. La nuit était tombée et nous fûmes obligés sous un lampadaire pour continuer la partie. Je commençais à perdre espoir quand ma petite soeur et Clémentine arrivèrent. Je voulus arrêter le jeu, mais Clémentine me demenda de continuer car elle était venue me voir jouer. Sa présence me remonta. J'avais l'impression d'avoir reçu une force surnaturelle. Je me mis à malmener le vieux Kani qui n'arrêter pas de se pleindre de l'obscurité. Clémentine et mes supporters sautaient de joie et m'encourageaient. Le vieux Kani finit par abandonner la partie sous prétexte qu'il avait des problème de vue. Ma joie fut grande quand Clémentine me dit qu'elle passera la nuit chez nous. Je n'encroyait pas mes yeux. Ma mère était-elle parvenue à la convaincre de sortir avec moi , Voudra-t-elle passer la nuit dans la chambre de mes petites soeurs ou dans la mienne ? Autant de questions qui défilaient dans ma tête.

Afin de mettre un pau d'ordre dans mes idées, j'invitai Clémentine ainsi que mes frères et quelques amis dans le bar du quartier. J'avais gagné vingt mille francs au jeu. Au bar, je découvris les talents de danseuse de Clémentine. Elle avait uen manière de remuer ses fesses qui me rendait fou. Nous bûmes à satiété. Quand o n quitta le bar, on dandinait tous sous l'effet de l'alcool. Il ne me restait plus que deux mille cinq cent francs sur les vingt mille que j'avais en poche.Clémentine n'arrivait même plus à se tenir sur ses pieds. Nous prîmes un taxi compteur pour parcourir la petite distance qui nous séparait de la maison.Dans ma chambre, je la fis coucher sur mon lit. Je voulus caresser ses seins, mais ma conscience me gronda. Clémentine me prenait pour un nfant de choeur alors je ne voulus pas la décevoir. Malgré moi, malgré moi je me je dirigeai vers l'interrupteur pour éteindre la lumière quand, suite à un mouvement, le pagne qu'elle avait attaché se défit laissant entrevoir ses belles cuisses écartées. C'était chaud dans ma culotte.  je couchai près d'elle après avoir éteint la lumière. Je m'efforçais à dormir mais je n'arrivais pas. Ce fort désir de faire l'amour avec Clémentine me dessoula0 Quand sa main venait sur moi, ça décuplait mon désir. Je voulais enlever ma fausse tunique d'enfant de choeur pour me jeter sur elle. Pour couper mon appetit sexuel, j'allumai ma vidéo pour regarder un film d'horreur. C'est ainsi que je pus m'endormir. Au petit matin, c'est ma mère qui vint nous rréveiller en frppant à la porte. Il était l'heure d'aller au travail. Je me levai pour m'apprêter. Après avoir pris mon bain, je fis exprès de faire du bruit afin de reveiller Clémentine qui était toujours plongée dans son sommeil. Elle ne se réveilla pas. je partis donc au boulot.

Je n'avais pas la tête au travail. Je regrettais un peu cette occasion en or de coucher avec la fille que je désirais depuis longtemps. A midi, au resto, j'en parlai à l'un de mes collègues qui me traita de stupide. Car, selon lui, il fallait être très stupide pour laisser passer une occasion pareille. Je n'eus plus l'appetit. Clémentine m'obsédait ; je peaufinais des stratégies pour renouveler cette occasion que j'avais ratée.

Le soir, quand je rentrai à la maison , je m'aperçus que ma télévision était allumée. Il y avait quelqu'un dans ma chambre.

C'était Clémentine. Elle n'était pas rentrer chez elle. J'étais très content. Craignant qu'elle ne me dise qu'elle m'attendait pour partir, je mis à chercher un moyen pour la retenir surtout que le film qu'elle regardait tirait à sa fin. Il me fallait un film qui dure. Aussi je rendis chez un ami pour lui emprunter son CD le Titanic. Ce film plein d'émotion et très long. J'effectuai rapidement cette course en taxi en quittant la commune d'Adjamé 220 logements où je j'habitais avec ma famille pour me rendre à Cocody.

Clémentine semblait s'ennuyer malgré la grande renommée du film. Alors je croisai les doigts pour ne pas qu'elle me demande la route. Je sursautai donc quand elle me dit d'arrêter le film. Elle allait partir, me disai-je tout attristé. Lorsque Clémentine me demanda pourquoi je faisais ctte tête, je prétextai un malaise. Je me levai pour faire semblant de boire un médicament avant de revenir m'assoir  à ses côtés. Crispé, j'attendais qu'elle me dise qu'elle partait. Mais cela ne vint pas. Elle se changea plutôt et se coucha. J'hésitais à venir me coucher à côté d'elle.

- Tu ne viens pas te coucher ? me lança-t-elle.

Je me glissai alors sous le drap qui la couvrait. J'étais couché sur le das et elle sur le côté gauche. Elle mit sa tête sur mon épaule et me posa des questions sur ma journée  tout en tirant légèrement les poils de ma poitrine.

En me tournant vers elle, nos lèvres se croisèrent. Nous embrassâmes longuement. Au petit matin, j'étais très épuisé par cette nuit d'amour. Au boulot, je racontai avec fierté ma prouesse. Désormais Clémentine et moi sortions ensemble à la grande joie de ma mère qui avait joué un grand rôle dans notre relation amoureuse. Les jours passaient, Clémentine et moi projetions de faire notre mariage. Je déposai son dossier dans notre société.

Mr. Akawa se saisit de son dossier car c'était son service qui devait employer Clémentine si elle venait à être retenue. Ce monsieur profita de la situation pour se venger. Sans scrupule, il rappela à Clémentine, lors de l'entretien, qu'il allait rejeter son dossier pour avoir refusé  ses avances quand elle était stagiaire. J'étais fou de rage mais impuissant face aux menaces de Mr. Akawa. C'étais un responsable de la société très influent auprès des grands patrons. Sa décision pouvait coulé tout employé sous sese ordres.

N'étant pas sous sa coupole, je me rendis un matin dans son bureau pour lui dire mes quatres vérités. Je dénonçai vigoureusement son attitude que je jugeai irresponsable. Furieux, Mr. Akawa me saisit aux collets. Je me débattis pour me défaire de son emprise. Des collègues, qui avaient entendu des éclats de voix dans son bureau, vinrent nous séparer. L'un des grands patrons m'appela pour m'engueler. Il considérait mon acte comme un manque de respect à l'égard de mon supérieur hiérarchique. C'étais une faute grave. On me donna une mise à pied d'une semaine qui me fit du bien car je passais mes journées dans la chambre avec Clémentine entrain de nous embrasser et de faire l'amour.

Après cette semaine de repos forcé, mon calvaire commença. On me tendit, à mon retour au service, ma lettre d'affectation au nord du pays. J'accusai le coup. Avec mon salaire, je devais dorénavant louer une maison. Et me faire à manger moi-même car Clémentine tenait à rester à Abidjan. Mon affectation ma fait perdre certains avantages dont ma voiture de service. Je fus donc obligé de m'acheter une mobilette pour mes déplcements.

Grande fut ma surprise quand j'appris quelque temps après, qu'elle avait été embauchée dans notre société.Quelques semaines après son embauche, elle m'envoya une lettre pour me dire qu'elle ne voulait plus de moi. Cette décision brusque et brutale m'affligea. Je souffris énormément de cette séparation, maudissant Mr. Akawa d'avoir été à la base de mon affectation dans cette ville où je n'arrivais plus à avoir de "gombo". Mes amis, le jeu de pétanque... me manquaient. Quelque temps après, on m'informa que Clémentine avait une voiture. Comment avait-elle fait ? Me demandais-je tout intrigué. Je tombai donc des nues quand j'appris que c'était Mr. Akawa qui lui avait acheter cette voiture et comptait l'épouser en secondes noces dans ls jours à venir. Sa première épouse étant rongée par la maladie, Mr. Akawa avait jugé bon de faire de Clémentine sa deuxième femme.

Je criai vengeance. Mais que pouvais-je faire à Mr. Akawa, moi qui étais incapable de tuer une mouche ? Ma mère souffrit de ce fait. Elle s'en voulait d'avoir dragué clémentine pour moi. Une femme qu'elle désirait ardemment avoir pour belle fille. Elle était amèrement déçue.

Des mois après, je finis par m'adapter à mon nouveau mode de vie dans la partie septentrionale du pays. Je faisais très bien mon travail. Et quand notre société ouvrit une agence à Agboville, on m'y envoya pour en être le responsable. Entre temps, Mr. Akawa était devenu un grand patron. Je le rencontrais pendant les réunions de bilan de l'entreprise. Et on se regardait toujours en chien de faïence. Je le détestais parce qu'il m'avait volé Clémentine. Lui aussi n'aimait pas ma tête.

Jusque là, je n'étais pas marié. Je n'avai plus confiance en la femme. J'avais des copines, mais je n'avais aucune intention de  les garder comme épouse. Un jour, je croisai Clémentine. Elle étais devenue encore plus belle. Mais cette fois j'eus le courage de lui demander pourquoi elle m'avait quitter. elle me repondit qu'elle ne m'avait jamais aimé. et que c'était ma mère qui avait insisté pour qu'on soit ensemble. Furieux, je lui dis qu'elle mentait. Nous nous séparâmes en queue de poisson.

Mr. Akawa avait beaucoup d'argent, Il faisait des affaires au sein de la société sans que les grands patrons ne le sachent. S'enrichissant ainsi de façon frauduleuse. Un jour, un controleur découvrit qu'on avait détourné du matériel de l'entreprise. L'enquête remonta au dur Akawa. Et comme d'habitude, il voulut étouffer l'affaire. mais je me saisis du dossier. Et je vins à son bureau pour lui demander des explications. Il voulut m'intimider, mais je lui répondis qu'il avait détourné le matériel destiné à mon agence et que j'allais le signaler aux grands patrons. Croyant que je frimais, je lui montrai les preuves de se malversation. Il devint calme. Je vis la sueur sur son front malgré la climatisation. Mais il me nargua en disant que cette preuve n'était pas valable et qu'elle n'aura pas d'effet.

- C'est ce que nous allons voir, lui repondis-je avant de m'en aller.

A mon retour dans mon agence, Clémentine m'appela pour me tenir des propos injurieux. Emme me menaça de me faire perdre mon emploi si je remettais le dossier à la direction. Blessé dans mon amour propre, je décidai de rendre le rapport accablant  Mr. Akawa aux grands patrons. Deux jours après, il m'appela pour me dire que ma bombe était une poule mouillée et qu'elle allait se retourner contre moi. Quelques jours plutard un de mes collègues à Abidjan confirma cela.

C'était moi qui était désormais en difficulté. Je gardai cependant mon sang friod parce que si on me renvoyait de cette société pour avoir dénoncé un supérieur, je pouvais toujours entreprendre mes propres affaires. J'attendais cette décision quand un matin, les grands patrons me convoquèrent. La veille, Clémentine m'avait appelé pour me dire de m'apprêter à vivre la galère. Car, elon elle, son mari avait tout fait pour qu'on me licencie. Alors en répondant à cette convocation, je m'étais préparé à recevoir ma lettre de renvoi. Dans la salle, le grand patron était là. C'est d'ailleurs lui qui voulait savoir mon intension en dénonçant Mr. Akawa. J'expliquai que j'avais fait cela dans l'intérêt de la société car pour moi il fallait qu'on sache qu'il est le responsable des diférents vols commis dans la société et qui salissaient d'honnêtes employés. le grand patron rétorqua que je voulais plutôt me venger de mon chef hiérarchique à cause d'une femme. Mr. Akawa avait pris le soin de leur dire que je faisais la cour à sa épouse. Séance tenante, on fit venir Clémentine qui confirma les dires de son époux. Je sentis l'étau se resserrer autour de moi. Quand je sortis de la salla de réunion, je vis le sourire narquois de Mr.Akawa qui pensait avoir réussi son coup. J'attendais maintenant mon renvoi. Deux jours plutard, on m'appela pour m'annoncer sa mort. je voulus savoir la cause de son décès vu qu'il était bien portant la dernière fois qu'on s'était vu. On me répondit qu'il s'était  pendu. Peu après, Clémentine m'appela :

- tu es content maintenant ?

- De quoi ?

- Tu as eu ce que tu voulais. tu as détruit mon bonheur. Par ta faute, mon mari est mort.

- mais de quoi m'accuses-tu Clémentine ?

- Tu as tué Akawa ! tu as tué Akawa ! tu as ....

Elle ne put achever ses propos accusateurs car elle pleurait. je racrochai le téléphone et réalisai que mon rapport sur Mr. Akawa avait produit des effets. Il s'était pendu. Les patrons l'avaient débouté et il avait préféré se donner la mort.

Je faillis me faire lyncher pendant les funerailles de Mr. Akawa dans son village. Tous me tenaient pour responsable de sa mort. Ma voiture fut brûlée. J'eus la vie sauve grâce à mes collègues qui me protégèrent. Certains parmi eux avaient servir de bouclier aux pierres lancées par de jeunes villageois furieux.

Je n'avais plus la paix. Clémentine ne faisait que m'appeler pour me traiter de criminel. je dus démissionner pour me refugier en europe.

Je suis de retour au pays pour les vacances et je pense toujours au suicide de Mr. Akawa et aux propos de Clémentine. Suis-je un criminel ? J'aimerais en avoir le coeur net et me défaire de cette  affaire qui pèse sur ma conscience. jugez-moi pour libérer ma conscience.

Mazo de Bordeaux

Chers lecteurs, voici Mazo de Bordeaux à la barre qui vous demande de faire son procès. Il a besoin de votre jugement pour être à jamais situé sur son acte.

Source : Ivoire Vedette

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Commentaires (2)

1. hilaire KOUAKOU (site web) 14/10/2010

très intéressant ce site et riche en informations.Félicitation

2. ksm (site web) 25/01/2010

vous n etes en rioen coupable de ce qui lui est arrivé.en homme digne il aurait pu se repentir et continuer ses propres affaires...mais hellas il preferese donner la mort.
ne culpabilisez point pour cela.vivez votre vie et croyez en Dieu

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