Mon mari m’a abandonnée au profit d’un homme

Après tant d’années de déceptions amoureuses, je croyais sincèrement trouver l’homme de ma vie. Depuis le début j’ai vécu dans l’illusion. Aveuglée par l’amour, je n’ai pas pris le temps de connaître mon homme profondément. Hélas !

Je venais à peine d’avoir 35 ans lorsque Roland et moi décidions de nous séparer définitivement. Cette séparation m’a beaucoup choquée. J’avais perdu le goût de vivre.

Depuis ce moment, je m’étais promise de ne plus jamais sortir, du moins pendant quelques années.

Un matin de mars 2008 en recevant l’invitation d’une amie qui se mariait, j’ai l’impression de me sentir plus mal ; seule que j’étais et déçue de ma vie sentimentale. Faisant fi de ma promesse, je décidai de m’y rendre.

Ce jour là, malgré la bonne ambiance qu’il y avait au domicile du couple, je me sentais toute triste, assise dans un coin de la cour sur une chaise, regardant le couple et les invités qui s’amusaient naturellement. Mon regard tomba pour la première fois sur un homme grand, brun, âgé lui aussi d’une trentaine d’années sûrement.

D’un calme parfait et d’une grande élégance, ce monsieur semblait lui aussi tout seul parmi tant de monde, dévisageant un par un les invités comme s’il cherchait une personne. Nos regards se croisèrent et je détournai le mien.

Peu après, j’entendis des pas et une voix :

-         Bonsoir, je me présente : Bidi César.

Je me retournai et plantai mon regard dans celui de cette personne qui me dévisageait. A le voir de près, je fus bouleversée par l’éclat de ses yeux bleus. Il avait un charme fou. Un peu gênée, je lui répondis et acceptai sans le vouloir la coupe de champagne qu’il me tendit. Il prit place à côté de moi et nous discutâmes de tout et de rien. Il paraissait à l’aise durant la causerie, sûr de lui. Finalement, je me surpris à échanger avec lui comme si nous nous connaissions depuis longtemps, tellement nous étions d’accord sur les principes de la vie et leur conception. A la fin de la réception, il me déposa à la riviera chez moi, sans oublier d’échanger nos contacts.

Toute la nuit, je pensais à lui. Je ne comprenais rien de mon attitude. Suis-je amoureuse de César après ce qui vient de se passer avec Roland ?

Le lendemain à mon réveil, j’ai eu l’envie  de l’appeler,  mais je déchantai, espérant qu’il le fasse le premier.

Un, deux, trois jours passèrent sans qu’il se signale. Reverrais-je ce monsieur qui m’a subjuguée au premier regard ?

Le soir même du troisième jour où j’envisageai de ne plus penser à lui, on sonna à la porte. J’allais ouvrir, surprise, César se tenait là devant moi, plus beau que jamais avec un bouquet de rose à al main.

-         Bonsoir, me dit-il ignorant ma surprise, je peux entrer ?

Trop surprise pour prononcer un mot. Il entra, m’offrit le bouquet de fleurs avant de s’excuser de n’avoir pas appeler avant de venir, prétextant une surprise. Il m’invita ensuite à faire un tour.

Depuis ce jour, il se passa quelque chose de très fort entre lui et moi. Ensemble, on multipliait les soirées, les escapades impromptues, les week-ends improvisés … 

Toujours attentionné, gentil et tendre, César était l’amour parfait dont je rêvais. Matériellement, il me comblait de tout. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour une vie de couple parfaite. Ma vie avait relativement changé, je revivais à nouveau.

Deux mois après, j’aménageai chez lui à la cité des arts à Cocody. Un soir après une belle sortie, il me demanda en mariage. Sans hésiter je lui répondis affirmativement.

Un mois plus tard, on se mariait devant un parterre d’invités, de parents et d’amis. Ce fut un jour inoubliable.

Après le mariage, nos petits différends survinrent eux aussi très vite. César, il faut le reconnaître me gavait de câlins et de tendresse, mais cela ne suffisait pas dans un couple. Notre vie sexuelle au fil du temps battait de l’aile. Elle devenait de plus en plus lassante. Je me forçais de me faire belle et d’être sexy pour lui. Peine perdue, il ne se contentait que de m’apprécier à son arrivée. Le pire dans tout ça, il rentrait souvent très tard et quand il venait un peu tôt c’était pour se mettre devant la télé pour finalement s’endormir. Avec lui tous les week-ends étaient des jours de mission. La situation devenait intenable. Un soir quand je lui en parlai, il promit arranger ça en m’accordant un peu plus de temps. Au lieu de cela, César me fit beaucoup sortir : les soirées, les réunions entre amis, des sorties à la plage … tout ça pour ne pas être seul chez nous avec moi. Je décidai de ne plus sortir et de rester à la maison, histoire de le faire revenir, mais il a décidé cette fois-ci de ne rentre que pour se changer. On passait des semaines sans se voir si ce n’est se parler au téléphone. Monsieur travaillait maintenant à installer les agences de l’intérieur.

Un soir, mon mari est venu à la maison avec un jeune beau et un peu efféminé à mon goût. Je l’ai surpris entrain de se regarder comme deux amoureux au salon, mais je n’y ai pas accordé grande importance surtout qu’il me l’avait présenté comme son ami intime. Chose bizarre, je remarquai que ce dernier ne m’appréciait pas assez, me boudant à peine. Dans mon quartier les femmes qui travaillaient pour César m’apostrophaient et se moquaient de moi chaque fois que mon mari et moi accompagnions son ami. Les vieux du quartier n’aimaient pas du tout mon mari, d’ailleurs il s’en moquait. Un jour, une amie me jeta cette phrase au visage sans plus de précisions :

-         Sonia ouvre les yeux et tu verras …

Je croyais avoir compris le sens de cette phrase. Pour moi, César sortait avec une autre femme.

Je fis venir mon petit frère à la maison et lui demandai de suivre mon mari en cachette en prenant soin de tirer des photos.

Mon petit frère, un soir en rentrant à la maison était bouleversé, il ne savait pas par où commencer son récit tellement il était gêné. Il finit par sortir de son sac des photos qu’il me tendit. César enlacé avec son ami intime, s’embrassant à peine. Toutes ces images pour moi n’avaient pas de sens. Tout devenait confus. Finalement mon petit frère m’avoua que ce jeune homme était l’amant de mon mari. Je ne croyais pas un seul mot de ce qu’il me dit, ou je refusais de croire.

Je suis rentrée chez moi le cœur prêt à exploser. Sans me déshabiller je me suis allongée sur le lit cherchant le sommeil. Le lendemain soir, je demandai à mon frère de m’accompagner dans ce lieu privé où seulement les hommes avaient accès. La veille il a aperçu César et son amant dans ce coin de zone 4 à Marcory.

Sur place, mon frère et moi déguisée en homme, nous nous présentions au concierge comme étant des amis de César. Il nous indiqua où le trouver. Sans tarder nous le retrouvâmes assis au bord de la piscine entrain d’embrasser avec passion ce même jeune homme.

J’avais l’impression que mon cœur s’arrête. Pendant un moment je suis restée immobile, incapable du moindre geste. Puis pour fuir la réalité, je me suis sauvée, courant jusqu’au dehors de l’enceinte de cet hôtel.

Dans le taxi qui me ramena, j’avais eu l’envie de crier, de pleurer. Mon rêve venait d’exploser. Assise dans un coin de la maison, j’essayais de ne plus y penser la tête entre les mains. Tout, depuis le départ n’était qu’illusion. Je n’étais que le miroir qui cachait le faux de l’homme avec qui j’avais décidé de passer le reste de ma vie. Tout s’est écroulé autour de moi. Ma tête était pleine de questionnements. Il fallait trouver la meilleure option qui s’offrait à moi. Ce fut la nuit la plus longue de ma vie. J’essayais de dormir dans l’espoir qu’à mon réveil tout ceci n’aurait été qu’un cauchemar. La nuit de ce même jour, son amant me menaça au téléphone en me disant de les laisser vivre leur amour et de me contenter de mon mariage et de ma maison. Quel culot ! Le comble…

Le lendemain au réveil, ma décision était prise. Je décidai de partir. Une amie qui a apprise la nouvelle, je ne sais par quel moyen, me raconta comment mon mari depuis lors était la risée du quartier. Ainsi tout le monde le savait sauf moi. Elle me réconforta dans ma décision.  Je fis ma valise ne laissant que la clé de l’appartement, les photos prises par le détective et une lettre. Dans cette lettre je ne lui fis aucun reproche. Je n’arrivais pas à lui en vouloir, lui trouvant milles excuses, expliquant simplement mon envie de tourner la page définitivement ; lui souhaitant une heureuse vie tout en le mettent en garde de ne faire aucun effort pour renouer avec moi et que s’il le faisait, ce ne serait que pour les démarches de notre divorce.

Ce n’était probablement qu’un rêve, un merveilleux rêve de fée qui avait eu la force de me vieillir d’un seul coup. Mais je crois que j’ai sans doute fini de rêver pour toujours.

Quelques mois plus tard j’appris par des amis qu’ils avaient été  chassés du quartier par les vieux.

Revenant à la réalité, je fus heureuse tout de même de m’être sortie de cette vie.

 

In Vedette

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Commentaires (13)

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