Ce que Bédié prévoit pour le nord

Le 10 octobre dernier, à la mythique place du patriarche Gon Coulibaly à Korhogo, la coordination des délégués du grand nord procédait au lancement de la campagne du candidat du Pdci Rda à la présidentielle. L'invité spécial de cette manifestation qui s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités de marque du parti était le ministre Patrick Achi, ancien ministre des Infrastructures économiques, technocrate aux compétences reconnues par tous. Au cours de son intervention dont nous vous vous livrons l'intégralité, Patrick Achi ne s'est pas embarrassé de fioritures. Il a littéralement mis Gbagbo en pièces détachées.

Korhogo est chère au PDCI et le PDCI est cher à Korhogo. Un lien profond unit Korhogo au PDCI et comme les grandes fraternités, ce lien transcende le temps et les hommes.

Sur la question de l'exclusion

Je voudrais d'abord commencer par un sujet qui fait mal et qu'il faut corriger.

L'amitié se nourrit de vérités : par le passé, il y a eu des incompréhensions qui ont affecté les relations entre le PDCI et le Nord.

Aujourd'hui, la page doit être tournée car, comme le disait le père fondateur, on ne peut avoir posé tant de grands et beaux actes dans une vie sans avoir commis, même involontairement, quelques actes qui ont pu causer du tort.

La force des grands hommes est de savoir entendre le cri de son peuple et réparer l'injustice. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas rester à une analyse superficielle de cette crise mais en rechercher les causes profondes.

Nous devons tirer les vrais leçons, toutes les leçons, de cette crise et pas se contenter d'une prétendue guerre des héritiers. Pour retrouver une paix durable, base du redécollage économique auquel nous aspirons tous, la seule élection présidentielle qui désignera enfin un gouvernement légitime reconnu à ce pays ne suffira pas.

En effet, Nulle société ne peut rester pacifique durablement si tout ou partie des hommes qui la composent se sentent l'objet de traitements injustes et indignes qui portent atteinte aux droits fondamentaux de la personne.

Il faut revenir aux valeurs qui ont permis au PDCI de réaliser le miracle ivoirien, fierté de tout un continent, valeurs que seul le PDCI est à même de concrétiser.

Aucun être humain ne doit être traité en fonction de son ethnie, de son nom, de sa tenue vestimentaire, de sa couleur ou de sa religion.

On doit pouvoir être originaire du Centre et vivre à l'Ouest paisiblement.

On doit pouvoir être du Nord et vivre au Sud paisiblement.

On doit pouvoir être de l'Ouest et vivre au Nord paisiblement.

On doit pouvoir porter avec dignité le nom que ses parents vous ont donné sans être inquiété ou avoir peur, dans son propre pays, dans les moindres actes de la vie courante, pour sa carrière ou même pour sa vie.

Nul de doit accepter que ses pièces d'identité lui soient retirés et détruites par qui que ce soit.

Et en matière d'accueil des étrangers, s'il y a un continent où la tradition d'hospitalité est une valeur culturelle chérie, c'est bien le continent africain. Cette valeur, le PDCI-RDA en a fait depuis toujours, un pilier de son action politique et de son développement.

C'est par cette volonté d'ouverture sur l'extérieur, par le développement constant de ses relations fraternelles avec tous les pays et par la richesse née de cette diversité culturelle que le miracle ivoirien a été possible.

Aucun pays aujourd'hui ne peut vivre en autarcie. Faire croire, comme les refondateurs le proclament, qu'un pays devrait se développer dans le repli sur soi et sans l'apport des autres est simplement une hérésie.

Aucune volonté d'endoctrinement de la jeunesse à des fins électoralistes, ne peut justifier la tenue de propos aussi dangereux et nuisibles pour l'avenir du pays.

Nul ne nie la nécessité dans un pays moderne, du contrôle de l'immigration. Si nous sommes prompts à critiquer la façon dont elle est gérée dans certains pays même développés, nous devrions justement donner l'exemple en traitant cette question dans un souci scrupuleux du respect des droits et de la dignité humaine.

Si l'attitude de certaines couches de populations mal informées des réalités de l'évolution du monde moderne et encore prisonnières de certains atavismes culturels est compréhensible sans être acceptable, ce qui ne l'est pas, c'est le comportement de certains cadres dirigeants.

Leur rôle aurait dû être de dépassionner le débat, d'éclairer les non sachants afin d'éveiller les consciences sur les dangers de l'exclusion et sur l'importance du brassage des peuples dans la construction d'une nation moderne à l'aube du troisième millénaire.

C'est également pour cela que nous avons tant de difficultés à comprendre et à nous reconnaître dans la haine des étrangers véhiculée par le langage fumeux et suranné " d'indépendance économique " prônée par la refondation, qui, pour des raisons électoralistes, expose le pays à un isolement dont les conséquences sont incalculables pour les générations à venir.

Il est bon de leur rappeler que, éveiller dans un peuple les instincts grégaires de haine et de violence est chose aisée. Il peut permettre de satisfaire des objectifs à court terme mais ses effets sont très longs à disparaître et finissent toujours par compromettre l'objectif initial et souvent détruire leurs auteurs.

Le Président Henri Konan Bédié me charge de vous dire qu'il ne tolèrera pas que dans ce pays, qui que ce soit, ivoirien ou étranger, soit traité avec mépris. Il fera adopter dès son arrivée au pouvoir, une législation extrêmement sévère pour sanctionner tout manquement aux droits fondamentaux de la personne humaine. Dans les programmes scolaires, les questions liées au respect de l'autre et à la tolérance occuperont une place de choix.

Il faut qu'à jamais soit tournée cette page de l'histoire de notre nation et qu'à la faveur des élections qui s'annoncent, une ère nouvelle d'entente, d'amour, de fraternité s'ouvre, entre nous et aussi avec nos pays frères.

Et que cette ère nouvelle soit le socle sur lequel se bâtira une nouvelle alliance pour qu'à nouveau renaisse une Cote d'Ivoire radieuse où il fait bon vivre.

Argumentaire de campagne : Les contre vérités du pouvoir en place

Pour conduire leur campagne les tenants du pouvoir en place incapables de rendre compte au peuple de ce qu'ils ont fait du pouvoir qu'ils ont gardé pendant dix ans, utilisent des impostures et des contrevérités pour séduire les électeurs et rallier à leur cause une partie de la population non-avertie.

Tout est bon à dire, aussi gros que cela puisse être, pourvu que ca rapporte. Notre devoir au cours de cette campagne est de rétablir la vérité.

Toute leur campagne ne repose que sur 3 arguments, tous aussi fallacieux les uns que les autres et avec lesquels ils espèrent conduire tout un peuple, qu'ils croient être devenu subitement amnésique, à leur laisser à nouveau conduire le pays :



a) Gbagbo Laurent, le perpétuateur des œuvres d'Houphouët

Le président Gbabgo dans de multiples déclarations et récemment à Yamoussoukro et Bouaké, laisse entendre qu'il serait plus que tout autre le perpétuateur de l'œuvre d'Houphouët.

Non chers militants, cela est inexact.

Au temps d'Houphouët, on professait l'amour et la paix.

Avec Gbagbo, on n’a connu que la haine et la violence.

Au temps d'Houphouët, on professait la culture de l'excellence.

Avec Gbagbo, on n'a connu que la culture de la médiocrité.

Au temps d'Houphouët, tout s'est construit.

Avec Gbagbo, tout a été détruit.

Au temps d'Houphouët, la rigueur et la justice étaient prônées.

Avec Gbagbo, on a développé le laxisme et l'impunité.

Au temps d'Houphouët, notre pays était respecté et n'avait que des amis.

Avec Gbagbo, notre pays est humilié et n'a plus d'amis.

Le président Houphouët est venu au pouvoir et l'a quitté en laissant le pays unifié.

Le président Gbagbo est arrivé au pouvoir dans un pays uni et le laisse divisé.

Non, chers camarades militants, dites à tous que le président Gbagbo n'est pas et ne sera jamais le président Houphouët et qu'il n'a pas la carrure pour poursuivre son œuvre.

Le comble est que le président Gbagbo, qui accusait le président Houphouët des pires maux se trouve être le même qui, aujourd'hui, lui trouve d'immenses qualités, non pas tant parce qu'il y croit réellement, mais dans le seul but inavoué de se servir de son image pour redorer la sienne, il est vrai, bien ternie par les dix années de pouvoir.

Car enfin Monsieur le Président, c'est dans l'opposition contre Houphouët que vous avez développé l'image d'un homme valeureux. Y aurait t-il deux Houphouët-Boigny ou, auriez-vous changé d'opinion entre-temps ou dans le but de capter une partie de l'électorat Houphouetiste seriez-vous prêt à dédire ?

Laissons les ivoiriens se faire leur propre opinion.

Il en est ainsi de vos références historiques, par campagnes médiatiques interposées, pour tenter de coller votre image à celle des grandes figures des luttes héroïques sur notre continent (N'Krumah, Mandela, etc ..). Si votre objectif est de séduire l'électorat " jeunes " je doute que cela soit suffisant. Mais ce qui inquiète le plus c'est que ce discours de professeur d'histoire nous ramène à un passé qui ne correspond en rien aux enjeux d'aujourd'hui et ne prépare pas le pays aux défis du futur.



b) Gbagbo, l'intrépide

Le deuxième argument de campagne que l'on nous sert est que le Président Gbagbo serait l'exemple même du courage pour être rentré au pays au lendemain des évènements de septembre 2002 et que par opposition le président Bédié serait un lâche pour avoir " fui " après le coup d'Etat de décembre 1999.

Non Monsieur le Président, pour qui connait les circonstances du départ du président Bédié, il est temps de rétablir la vérité, cette vision totalement infondée ne traduit pas la réalité.

Entre renoncer au pouvoir, pour épargner le sang du peuple, ou se maintenir au prix du sang versé, l'homme sage et courageux est celui qui sait se retirer.

En effet, l'écrivain René Ouvrard disait dans son ouvrage Débâcle sur la Cité Romaine et je cite, que : " Le courage existe seulement là où il y a du bon sens, et non dans l'emportement irraisonné d'un moment. Dans un coup d’Etat, on ne peut accomplir une action d'éclat ; mais le vrai courage exige de la patience et du renoncement"

Le courage du président Bédié est d'avoir su renoncer au pouvoir pour éviter de faire couler le sang de son peuple et d'avoir fait preuve de patience pour laisser le peuple découvrir le vrai visage de la refondation.

Non M. Le président, vous ne pouvez pas donner des leçons de courage, vous qui sans hésiter, avez jeté à la rue et aux armes une jeunesse innocente et aux mains nues pour défendre vaille que vaille votre pouvoir.



c) La crise comme fonds de commerce

Le troisième argument repris à souhait par les troupes de la refondation est que le FPI n'aurait pas pu réaliser son programme à cause de la crise consécutive aux évènements de 2002, crise qui ne lui en aurait pas laissé le temps.

Tout le monde sait que la crise militaro-politique en réalité n'a duré que quelques semaines, voire quelques mois.

Elle aurait pu en rester là, si le président Gbagbo avait écouté les conseils du président Bédié, qui lui préconisait dès l'éclatement de la crise l'approche du dialogue direct.

Au contraire on lui connait sa position intransigeante et belliqueuse du 21 septembre 2002 à son arrivée d'Italie : " Si quelqu'un vient à moi avec une épée, je tirerai l'épée et nous nous battrons ". Et tout cela pour reconnaitre la semaine dernière à Bouaké, que le dialogue direct de 2007 évoque la parabole de l'enfant prodige, précisément que " Notre rôle est de réintégrer tous les enfants et de ne pas faire tomber l'épée sur leur tête ".

Pourquoi lui a-t-il fallu près huit longues années pour se rendre à la dure réalité des faits ?

Pourquoi vient-il pompeusement nous dire en 2010, ce qu'il aurait dû nous dire après l'éclatement de la crise, après avoir fait tant souffrir le pays ?

Ou alors est ce parce que, bien qu'il ne soit nullement convaincu des vertus du dialogue, l'approche des élections lui donnant le tourniquet, il lui faut trouver des arguments pour cacher la plus grave erreur qu'il ait commise en tant que chef de l'Etat et chef des armées, celui de n'avoir pas su assez tôt comprendre, comme le président Bédié le lui avait conseillé, qu'il ne fallait pas s'engager dans une guerre inutile aux conséquences très graves et dont la nation toute entière aura été en définitive le grand perdant.

Tous ceux qui sont au fait de cette crise savent parfaitement qu'au sortir de Marcoussis la date d'octobre 2005 pour l'organisation des élections était aisément tenable et le délai largement suffisant pour mettre en œuvre toutes les diligences prévues si la volonté politique y était. Et l'ensemble de ce processus aurait dû s'achever sous le Premier Ministre Seydou Diarra.

Ces cinq années supplémentaires de misère et de souffrance sans nom ne sont que le seul fait du pouvoir FPI. Ce sont la résultante de ses manœuvres dilatoires pour conserver coûte que coûte le pouvoir d'Etat.

Non, Monsieur le Président Gbagbo, cessez d'user de la crise comme fonds de commerce politique. Ce n'est pas parce qu'il y a eu crise que votre pouvoir FPI n'a rien pu faire, mais parce qu'il n'a rien fait sous l'alibi de crise qu'elle a autant duré et causé tant de torts.



Développement

Ces éclaircissements et mises au point étaient certes nécessaires mais ce que veulent savoir nos parents, c'est ce que le PDCI, parti de bâtisseurs et de croissance économique, a l' intention de faire pour la région du Nord une fois parvenu au pouvoir.

Dans son programme de gouvernement, Le Président Bédié a un projet pour le Nord, tout comme le Président Houphouët l'avait en son temps pour la Côte d'Ivoire, une véritable vision à horizon 20-30 ans dans le cadre d'un projet stratégique de développement à court, moyen et long terme.

De par sa position géographique stratégique (240 km de Sikasso et 300 km de Bobo Dioulasso), Korhogo jouit d'un avantage concurrentiel exceptionnel inexploré jusqu'à ce jour.

Le développement du grand Nord ne peut se contenir dans les limites du découpage géographique actuel ; le projet adresse le développement dans un espace géographique élargi, économiquement viable, allant au delà des limites des départements et des frontières du pays.

Il s'agira de développer dans cette nouvelle zone, et en fonction des avantages comparatifs de chaque région, des activités synergiques qui concourront toutes à l'émergence d'un véritable pôle de développement, futur HUB économique sous régional-Nord, plutôt que de réaliser ici et là des projets départementaux isolés.

Ce puissant pôle économique dont le cœur sera le triangle Korhogo-Sikasso (Mali)-Bobo Dioulasso (Burkina) s'étendra de Touba à Bouna, en couvrant également l'axe Kankan-Niamey.

La construction de ce Hub se fera à travers des accords bilatéraux associant les pays voisins intéressés, qui ont déjà manifesté leur intérêt, autour de trois piliers :

1-Le développement des infrastructures routières, énergétiques et technologiques

2-Les investissements dans les secteurs agricoles, agro-alimentaires et pastoraux

3-La formation des ressources humaines



1) Le développement des infrastructures économiques

a) Les infrastructures routières

Pour désenclaver la ville, la première nécessité est de permettre l'accessibilité aux zones de production et de favoriser un accès compétitif aux marchés par la construction des infrastructures de transport :

-Routier :

Route Kankan-Minignan-Odienné-Boundiali-Korhogo

Korhogo-Ferké-Tehini-Bouna-Doropo-Frontière du Burkina

Odienné-Samatiguila-Manankoro (frontière Mali)

Touba-Sifié

Man-Sifié-Séguela-Kani- Boundiali

Mankono-Teninboué-Seguela

Autoroute Korhogo-Bouaké

Réfection et développement de voiries et réseaux d'assainissement urbains (Odienné, Boundiali, Korhogo, Touba, Bouna, Seguela, Mankono

-Ferroviaire

Renforcement du chemin de fer par Ferkéssédougou, ce qui faciliterait l'accès au port d'Abidjan

-Portuaire

Création d'un grand port sec (Ouangolo)

-Aéroportuaire

Upgrade en aéroport international de Korhogo pour l'export des fruits et légumes

Finalisation de l'aéroport d'Odienné. Ainsi le socle de base de l'infrastructure aura été planté.



b)Les infrastructures énergétiques

Korhogo deviendrait le centre de transit électrique le plus puissant de la sous-région par :

-Le renforcement de la capacité de production par la construction du poste de Laleraba ;

-La finalisation du poste de Ferkessédougou



c) Les infrastructures technologiques

Le développement est aujourd'hui synonyme d'ouverture au monde extérieur. Cette ouverture ne peut être dissociée de la maitrise des nouvelles technologies de communication.

Le projet mettra l'accent sur le désenclavement numérique de la région par le renforcement de capacité des liaisons existantes, le développement de nouvelles liaisons au niveau de la sous région, la formation et l'émergence d'opérateurs régionaux spécialisés.



2) L'investissement dans les secteurs agricoles, agro-alimentaires et pastoraux

La région dispose d'avantage compétitif naturel pour un développement rentable de l'élevage, de l'agriculture et de la pisciculture.

Des études préliminaires ont permis d'identifier un site propice pour la réalisation d'une des plus grandes retenues de la sous-région entre Korhogo et Sinématiali.

La construction de cette retenue ouvrira la possibilité à la ville de développer des activités d'élevage de poissons à grande échelle pour le marché régionale et pour l'exportation en complément des activités plus traditionnelles de cultures fruitières et maraîchères.

La revalorisation de la production locale bénéficiera de la réalisation d'infrastructures industrielles communautaires pour l'abattage du bétail, le traitement des peaux, le conditionnement et la commercialisation des fruits et légumes pour le marché national et l'exportation, la congélation.

Parallèlement les activités agro-industrielles des filières conventionnelles, coton, sucre, anacarde seront vigoureusement soutenues avec l'appui des pouvoirs publics et des partenaires au développement par la recherche, la formation et des plans d'investissements de modernisation de l'outil.



3) La valorisation des ressources humaines

Le fonctionnement du projet " HUB " - pôle économique régional - requiert la mobilisation de ressources humaines hautement qualifiées hautement motivées.

a) Education : université et centres spécialisées

En premier lieu le niveau d'éducation et de formation doit être relevé. Pour ce faire d'importantes infrastructures de formation techniques et professionnelles ainsi que des centres de recherche dans les domaines des Hautes Technologies et des Agro-industries de l'Agriculture seront réalisées. Il est ainsi prévu :

- la construction d'une Université à vocation régionale

- la mise en place en partenariat public- privé d'institutions de formations et de recherches spécialisées.



b) Le développement d'un tissu de PME régionale

Les populations de la région ont une longue tradition de commerce et d'entreprenariat mal mis en valeur dans le contexte actuel, du fait de l'éloignement d'Abidjan où tout se traite et des contraintes administratives.

Le projet prévoit des mesures spécifiques pour encourager la création et le développement des PME locales par la priorité d'accès aux marchés publics, par l'allégement des procédures et la décentralisation des opérations, la mise en place de financements spécifiques.



c) Logements et infrastructures d'accompagnement

Attirer et maintenir un personnel qualifié et motivé requiert aussi une infrastructure urbaine moderne et adaptée aux contraintes de la vie moderne.

Le projet prend en compte la dimension environnementale par une composante d'urbanisme et d'habitat à l'instar de ce qui a été réalisé avec succès au niveau régional dans le cadre de vastes programmes de promotions immobilières.

Le pardon

Paix, Union, fraternité, telles sont les valeurs du PDCI. Pour reconstruire un pays que nous aimons plus que nous-mêmes, nous devons dépasser nos rancunes.

Le président Bédié, qui a préféré son peuple à son pouvoir, me charge de vous dire qu'aucune paix ne peut être durable sans un vrai pardon. Le PDCI, porteur de cette culture de pardon, saura travailler sans arrière-pensées avec toutes les personnes de bonne volonté pour le retour de l'union, de la paix et de la prospérité.

" Progrès pour tous, bonheur pour chacun ", tel est le credo du PDCI, tout entier mobilisé pour reconstruire ce si beau pays en tournant définitivement la page de cette dernière décennie.

Publié le vendredi 15 octobre 2010   |  Le Nouveau Réveil

 

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