J'ai eu le plaisir de créer ce site pour vous faire partager mes doutes, mes inquiétudes, mais aussi mon espoir sur le devenir de la Côte d'Ivoire, qui depuis le décès de son premier Président Félix Houphouet Boigny en décembre 1993, traverse une crise interminable, par le manque de sagesse et de vision pour son développement de ces principaux acteurs politiques.
Je voudrais aussi que ce site soit inter-actif. Je compte donc sur vos commentaires et vos impressions sur les articles que vous aurez l'amabilité de lire.
Vous trouverez aussi sur ce site des histoires vraies ou non sur des faits de société, des relations de coeur etc., et bien d'autres choses.
Je vous dis donc AKWABA, c'est-à-dire bienvenue !
Carte de la Côte d'Ivoire

Peuplée de 15,9 millions d'habitants (2000) pour une superficie de 322 000 kilomètres carrés, la Côte d'Ivoire a une façade maritime sur le golfe de Guinée. Cette ancienne colonie française devenue indépendante en 1960 est souvent considérée comme un modèle de libéralisme.
Histoire brève de la Côte d'ivoire
L'histoire de la Côte d'Ivoire antérieure aux premiers contacts avec les Européens est quasiment inconnue du grand public. Ces premiers contacts restèrent limités avec seulement quelques missionnaires européens au XVIe siècle. Une culture néolithique existait cependant, mais est mal connue à cause d'un manque de découvertes archéologiques.
Histoire pré-coloniale
Le peuplement du sud-est attesté dès le seuil de notre ère même si la recherche est rendue difficile par l'humidité du climat. Le territoire fut parsemé par des peuples de langues soudanaises, divisés en de nombreuses chefferies. Parmi les populations les plus anciennes on compte les Krus au Sud-Ouest, (venus de l'actuel Libéria) ainsi que les Sénoufos au Nord-Est (venus de l'actuel Mali). Le nord du pays sera sous l'influence des royaumes sahéliens (Songhai, Ghana). C'est dans ce contexte que s'implantera l'Islam, répandu soit par des commerçants, notamment des colporteurs dioula, soit par le djihad mené par des armées à cheval. Des villes commerçantes comme Kong ou Bondoukou deviendront par la suite de véritables cités-États, liens entre la savanne et la forêt. Toutefois les populations ne connaissaient pas la propriété privée et ne cherchaient pas à délimiter leur territoire.
L'entrée des Européens
À l'initiative du prince Navigateur, les Portugais Joào de Santarem et Pero Escobar découvrent le littoral ivoirien en 1470-1471 et jusqu’à la fin du xvie siècle, les seuls Européens présents sur le littoral ivoirien sont Portugais. Ils seront rejoints à la fin du xvie siècle par les Hollandais puis au xviie siècle par les Français et les Anglais. Ces Européens entretiennent des relations religieuses, parfois politiques mais surtout commerciales avec les populations du littoral ivoirien. L’abondance de l’ivoire donne à cette partie du territoire africain le nom de Côte de l’ivoire. Également appelée, à cause des relations difficiles avec les habitants, Côte des mal gens.
Le commerce concerne divers produits tropicaux, mais il est surtout dominé par la traite négrière. L’esclave est le produit des guerres tribales, le fruit d’une mise en gage ou le résultat d’une décision judiciaire. Certaines personnes sont esclaves de naissance, héritant ainsi du statut de leurs ascendants. La traite négrière constitue au xviiie siècle l’essentiel des échanges entre les populations côtières et les marchands européens. La Côte d'Ivoire qui reste jusqu'au xixe siècle, un réel espace de traite mais d'importance relativement moindre comparativement au Bénin ou au Nigéria, subit également les conséquences négatives du phénomène. L'on enregistre de nombreux morts, une diminution de la natalité, la rapide diffusion d'épidémies, des famines ainsi que l'exacerbation des guerres tribales. La déstructuration des systèmes politiques et sociaux traditionnels s'accentue, en raison de l'apparition de nouvelles hiérarchies sociales constituées par des personnes enrichies à l'aide de la traite négrière, comme partout ailleurs.
Le xixe siècle apporte ainsi de profondes mutations sur le plan des organisations sociales traditionnelles et la création de nouvelles valeurs fondées sur la richesse, qui s'estime à la quantité de produits détenus (produits vivriers, cheptel, vêtements, poudre d'or, armes à feu) et au nombre d'individus sur lesquels l'autorité est exercée. Dans cette perspective, les femmes, les enfants et les esclaves qui dépendent d'une même personne constituent pour celle-ci, non seulement des ouvriers agricoles et des défenseurs du lignage, mais également une possibilité d'accroissement des alliances avec les autres familles, par le mariage.
De nombreux petits royaumes, qui se sont constitués dans l'espace ivoirien au cours des XVIIe et XVIIIe siècles et vont s'affaiblir de leurs dissensions internes et leurs affrontements fratricides avant de succomber aux assauts répétés des colonnes françaises dans un contexte général de dépeuplement progressif du continent noir, suite à quatre siècles ininterrompus de traite négrière et de guerres intestines. Les conquêtes coloniales suivies elles-mêmes de divers systèmes de travaux forcés ne feront qu'accentuer ce mouvement et aggraver d'autant le déficit démographique. Liée à des causes historiques, la répartition des populations est également soumise à l'influence du milieu. Ces facteurs vont déterminer, en partie sinon grandement, les conditions de la pénétration coloniale, celles de la conquête et de la mise en valeur. En effet, les migrations qui affectent les populations de la future colonie, tel le grand mouvement agni vers l'Est, les guerres et les massacres dont les régions du Nord en particulier ont été le théâtre ne pouvaient manquer d'influer sur le peuplement de ces différentes régions et expliquer, pour certaines, la faible densité démographique, le genre de vie de ces populations et surtout leur réaction vis-à-vis de la colonisation.
L'abolition de l'esclavage en 1815 au Congrès de vienne, réaffirmée en 1885 au Congrès de Berlin , ouvre la voie au développement de nouvelles relations commerciales entre les populations ivoiriennes et les nouveaux acteurs européens qui font leur apparition sur leurs sols. En dépit d'une concurrence anglaise tenace et parfois l'hostilité des populations locales, des comptoirs français sont installés à Assinie et Grand-Bassam (Côte du sud-est) en 1843 et, en 1857, le fort de Dabou est édifié.
Érigée en colonie autonome par le décret du 10 mars 1893, la colonie de la Côte d'Ivoire, la plus jeune du groupe est comprise entre les 5è et la è degrés de latitude Nord et entre les 5è et 10è degrés de longitude Ouest, ce qui lui donne grossièrement la forme d'un quadrilatère de 320 000 kilomètres carrés. À l’exception de sa façade maritime, les contours de la colonie restent encore en pointillés. Ils feront l'objet de divers commissions mixtes d'abornement pour les frontières occidentale et orientale et d'ajustement interne pour la région septentrionale de mouvance également française. Ils aboutiront concrètement à séparer des populations identiques rejetées de part et d'autre de frontières artificielles ne répondant qu'aux seuls critères des intérêts en présence, ceux des puissances coloniales.
En quête d’émancipation
Avant la fin de la guerre 1939-1945, les populations encore inorganisées commencent assez timidement une lutte pour l'émancipation politique, sociale et économique. Mais à partir de 1945, en Côte d'Ivoire comme dans toutes les colonies françaises d'Afrique, la vie politique s'organise en prenant appui sur le Discours de Brazzaville (1944). Plusieurs partis politiques (souvent soutenus par des syndicats) sont créés à partir de 1946 : Parti démocratique de Côte d'Ivoire (1946), Parti progressiste de Côte d'Ivoire (1947), Bloc démocratique éburnéen (1949), section ivoirienne de l'Internationale Ouvrière (1946), section ivoirienne du Rassemblement du peuple français. Les ivoiriens participent à leurs premières élections municipales ( et Grand-Bassam) et législatives. Les électeurs africains désignent Félix Houphouët-Boigny pour les représenter au français.
La Constitution de la quatrième République (France) et les lois anti coloniales (suppression du travail forcé, suppression du Code de l'indigénat ou extension de la citoyenneté française) sans changer véritablement le système colonial local, provoquent à la fois la colère des colons et la déception des populations colonisées qui durcissent leur lutte pour l'émancipation à travers des actions de plus en plus violentes conduites par les partis politiques.
La loi-cadre ouvre de nouvelles perspectives en Côte d'Ivoire par l'introduction de la réforme administrative, l'autonomie interne des colonies et l'extension des pouvoirs des Assemblées territoriales. Elle instaure également un collège unique d'électeurs et le suffrage universel. La voie s'ouvre ainsi pour l'instauration, de prime abord, de la Communauté franco-africaine après le référendum du 28 mars 1958 puis, par la suite, pour l'accession de la Côte d'Ivoire à la souveraineté internationale le 7 août 1960.
XIXe Siècle
Au XVIIIe siècle la région est envahie par deux ethnies appartenant au groupe des "Akans" : les Agnis dans le sud-est et les Baoulés dans le centre. Les explorateurs, missionnaires, commerçants et soldats étendirent progressivement le territoire sous contrôle français à partir de la région de la lagune. Cependant la colonisation ne fut pas achevée avant 1915.
Une carte de la région à l'aube de la colonisation
Sur cette carte allemande de 1889 (cliquer pour agrandir), où la région est considérée comme faisant partie de l'« Ober Guinea » (Haute-Guinée, s'étendant du Liberia au Cameroun), on remarque combien l'intérieur des terres restait à l'époque « terra incognita » des géographes. Les établissements français se limitent à une étroite bande de terre, entre Lahou et Assinie, avec Grand-Bassam au centre (et Fort Nemours, construit en 1843). Les légendaires Monts de Kong, dont Binger démontra l'inexistence, y apparaissent encore (avec un point d'interrogation). En-dehors de quelques localités comme Krindjabo, Bondoukou, Kong, Tingrela, la carte de l'intérieur du pays est quasiment vide.
Colonisation française
La Côte-d'Ivoire devient officiellement une colonie française le 10 mars 1893. Le capitaine Binger, qui partit de Dakar pour rallier Kong, où il rencontra Louis Marie Marcel Treich-Laplène (un commis d'Arthur Verdier), fut le premier gouverneur. La capitale était à Grand-Bassam. Il négocia des traités frontaliers avec le Royaume-Uni (pour le Libéria) et plus tard commença une campagne qui dura jusqu'en 1898 contre Samory Touré, un chef guerrier malinké guinéen.
De 1904 à 1958, le pays est inclus dans la Fédération de l'ouest africain français appelée Afrique occidentale française (AOF). C'était une colonie et un territoire d'outre-mer pendant la Troisième République. Jusqu'à la période suivant la Seconde Guerre mondiale, les affaires gouvernementales sont caractérisées par l'association qui faisait des habitants des colonies des sujets français sans droit de représentation. Sa capitale est Bingerville jusqu'en 1933, puis Abidjan.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Régime de Vichy garde le contrôle du territoire jusqu'en 1943, quand le GPRF (Gouvernement provisoir de la République française) prit le contrôle de l'AOF. La conférence de Brazzaville en 1944, la première assemblée constituante de 1946 et la gratitude de la France pour la loyauté des Africains poussèrent à des réformes à partir de 1946. La citoyenneté française fut accordée aux sujets africains, le droit de s'organiser politiquement leur fut reconnu, et le travail forcé fut aboli par la loi du 11 avril 1946, proposée par Félix Houphouët-Boigny.
En 1956, la loi-cadre de réforme de l'outremer décida du transfert de nombreux pouvoirs de Paris vers des autorités locales et d'une plus grande uniformisation des conditions de vote.
L'indépendance
Les étapes
En décembre 1958, la Côte d'Ivoire devient une république autonome par le référendum, qui crée la Communauté française entre la France et ses anciennes colonies. Elle est alors dirigée par un premier ministre, Auguste Denise, auquel succèdera Félix Houphouët-Boigny en avril 1959. Avec cette autonomie la Côte d'Ivoire ne devait plus partager ses richesses avec les autres colonies pauvres du Sahel, le budget de l'administration ivoirienne augmenta ainsi de 152%. Le 7 août 1960 l'indépendance prend effet. Le pays reste cependant très lié à la France :
sa monnaie est dirigée par la Banque de France, par le biais de l'union monétaire d'Afrique occidentale (franc CFA) ;
de nombreux investissements français rendent l'économie ivoirienne dépendante de la France.
L'ère Houphouët-Boigny
Le président-fondateur est Félix Houphouët-Boigny. Il le resta à vie, s'appuyant sur son parti unique, le Parti démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI). Il est également un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (RDA), parti politique d'avant l'indépendance pour toute l'Afrique occidentale française (exceptée la Mauritanie).
Il commence sa carrière en 1944 en fondant le Syndicat agricole africain, qui fut le noyau du PDCI. Après la Seconde Guerre mondiale, il est élu d'une courte majorité à la première assemblée constituante. Il représente ensuite la Côte d'Ivoire à l'Assemblée nationale de 1946 à 1959, se consacrant essentiellement aux organisations politiques inter-territoriales au sein de l'AOF, et à l'amélioration des conditions de travail. Il est également ministre de la République trois ans durant.
Il devient le premier premier ministre de la Côte d'Ivoire en avril 1959, et en 1960 est élu président. Il est ensuite constamment réélu de cinq ans en cinq ans à partir de 1965. Son parti unique, le PDCI-RDA, occupe tous les sièges de l'Assemblée nationale.
Politique extérieure [modifier]
En mai 1959, Félix Houphouët-Boigny crée le Conseil de l'entente avec le Niger, la Haute-Volta (Burkina Faso), le Togo, et le Dahomey (Bénin), organisation de développement économique. Il affirme que la seule voie pour la solidarité africaine est le développement économique progressif et la coopération politique, reconnaissant le principe de non-intervention dans les affaires internes des États africains.
Le 21 avril 1961, il signe un accord d'assistance militaire avec la France. Cet accord est également signé par le Dahomey et le Mali.
Politique intérieure d'Houphouët-Boigny [modifier]
Sous des dehors de sage africain, résolvant les problèmes par la discussion, Félix Houphouët-Boigny brisa ses opposants grâce au système des faux complots. Il réprima dans le sang plusieurs révoltes régionales, comme celle de l'ethnie Bété en 1970. D'un autre côté, il s'alliait aux cadres du pays, en leur permettant de tirer les bénéfices du développement du pays.
En 1964, la polygamie est abolie.
Les années 1970 à 1985 furent plus calmes, grâce à l'habileté politique du président, qui achetait ses opposants, et grâce à la bonne situation économique. La dégradation de celle-ci, au cours des années 1980, provoqua une agitation étudiante, la révolte de barons du régime et la naissance d'une opposition clandestine. Les manifestations étudiantes du 9 février 1982 révèlent en Laurent Gbagbo un leader d'opinion (l'interdiction d'une de ses conférences est la cause immédiate du mouvement), qui fonde le Front populaire ivoirien (FPI), et s'exile en France.
Le 21 mars 1983, Yamoussoukro devient la capitale politique et administrative de Côte d'Ivoire.
Félix Houphouët-Boigny a cependant préparé, en fin de règne, la voie vers la démocratisation en 1990 par quelques réformes :
- Les partis politiques sont autorisés le 5 mai (14 se forment).
- Pour la première fois, il y a deux candidats à l'élection présidentielle : Laurent Gbagbo obtient 18 % des voix face au président sortant.
- Et des élections pluralistes, où les étrangers notamment burkinabés sont électeurs, ont lieu : le PDCI-RDA remporte 175 sièges, contre 8 au FPI.
Malgré ces avancées, Laurent Gbagbo est arrêté après les manifestations étudiantes de février 1992, et emprisonné pendant quelques mois, ainsi que son épouse, Simone Ehivet Gbagbo.
Félix Houphouët-Boigny décède le 7 décembre 1993.
Les successeurs
Ses successeurs furent :
- Henri Konan Bédié président intérimaire en tant que président de l'Assemblée nationale, puis élu le 22 octobre 1995 avec 96,44 % des voix, tous les autres candidats sauf un (Francis Wodié, représentant le PIT) ayant boycotté les élections. Il perdit le pouvoir lors d'un putsch à Noël 1999.
- Le général Robert Guéï, qui est assassiné lors du putsch manqué du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) en 2002.
- Laurent Gbagbo, vainqueur controversé des élections de 2000, et porté au pouvoir par les manifestants devant le refus de Guéï de reconnaître le résultat des élections.
Robert Guéï se proclame vainqueur des élections d'octobre 2000, dont Alassane Ouattara, président du RDR, est exclu. Des manifestations mêlant le peuple et l'armée imposent Laurent Gbagbo, dont la victoire électorale est finalement reconnue. Son parti, le FPI, remporte les législatives de décembre avec 96 sièges (98 au PDCI-RDA), le RDR ayant décidé de les boycotter. Le RDR participe aux elections municipales et sort vainqueur dans la majorité des villes, dont Gagnoa, la principale ville du Centre Ouest du pays, region d'origine de Laurent Gbagbo.
La crise de l'ivoirité et la guerre civile
Cependant, la définition de la citoyenneté, dite crise de l'ivoirité, et les crises qu'elle provoque (dont celles de la propriété aboutissent à la tentative de coup d'État du 19 septembre 2002. Bien que cette tentative ait échouée, une rébellion (qui prend le nom de Forces Nouvelles) se forme dans le nord du pays, et occupe bientôt 60 % du territoire.
La France s'interpose, officiellement en application d'accords de défense (envoi de la Force Licorne). La situation se stabilise, et en janvier 2003, l'ensemble des forces politiques ivoiriennes, rebelles compris, négocient en France à Linas-Marcoussis afin de mettre fin à la crise. Ce sont les accords Kléber (signés avenue Kléber à Paris), plus connus sous le nom d'accords de Marcoussis. Dès son retour à Abidjan, Laurent Gbagbo les remet en cause, bien qu'il les fasse d'abord mettre en application. Un gouvernement de réconciliation, réunissant des représentants de tous les partis, est mis en place. Le climat politique continue cependant d'être pollué par la violence endémique, entretenue par les milices (dont celles des Jeunes patriotes), couvertes par le gouvernement.
Devant les lenteurs de l'application des Accords, de nouvelles réunions ont lieu à Accra durant l'été 2004, qui relancent le processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration). Cependant, le désarmement des rebelles ne peut avoir lieu en octobre, la contrepartie politique (modification de la constitution, notamment) n'ayant pas été mise en place.
Début novembre, les forces gouvernementales lancent une offensive contre les rebelles, et s'en prennent également aux troupes françaises de la force Licorne qui sont la cible de tirs aériens de la part de l'armée de la Côte d'Ivoire, et font une dizaine de victimes parmi les soldats français. En représailles, la France détruit les forces aériennes ivoiriennes et évacue ses ressortissants. Des membres des Jeunes patriotes se rassemblent devant la Tour Ivoire à Abidjan et, pour des motifs non élucidés, les troupes françaises ouvrent le feu à plusieurs reprises. La Fédération internationale des droits de l'homme estime que ces tirs feront 60 morts et 1 000 blessés, la plupart causés par les bousculades.
A la suite de la qualification de l'équipe nationale de football pour la coupe du monde 2006, tous les joueurs, eux-mêmes issus de plusieurs ethnies différentes du pays, appellent à la fin de la guerre civile et au retour au calme.
Les milices
La guerre civile a favorisé l'apparition de milices armées, qui ont pris le contrôle d'une partie du territoire ivoirien. Le MPCI de Soro Guillaume est historiquement la première de ces milices à sévir sur le territoire ivoirien. Cette milice agit en étroite collaboration avec le Mouvement pour la justice et la paix (MJP) et le Mouvement populaire ivoirien pour le grand ouest (MPIGO), réunis sous le vocable de "Forces Nouvelles". Outre le Groupement des patriotes pour la paix (GPP), à Abidjan, on peut aussi évoquer les Scorpions guetteurs, qui sévissent à Yamoussoukro et ses environs. Ils sont dirigés par Zambi Antoine Ansèlme, et seraient accusés, comme le MPCI, le MPIGO et le MJP, au nord, de nombreux enlèvements et assassinats, en plus du racket quotidien.
Bibliographie
P. Duprey, La Côte d'Ivoire de A à Z, Abidjan, 1970
P. Duprey, Histoire des Ivoiriens, naissance d'une nation, 1985
Pierre Kipré, Histoire de la Côte d'Ivoire, Éditions AMI, 1992
Pierre Kipré, Côte d'Ivoire - La formation d'un peuple, Éditions AMI, 2008
Henriette Diabaté, Mémorial de la Côte d'Ivoire, Volume 1, époque précoloniale, AMI, 1987.
René Dégni Ségui, La succession d'États en Côte d'Ivoire - Thèse d'État, Université d'Aix-Marseille, 1979
Gabriel Angoulvant, La Pacification de la Côte d'Ivoire, 1908-1915 : méthodes et résultats (lettre-préface du général Galliéni), Larose, Paris, 1916, 395 p.
Jean Noël Loucou, Côte d'Ivoire : les résistances à la conquête coloniale, Éditions CERAP, Abidjan, 2007, 150 p. (ISBN 2-915352-31-3)
Raymond Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Nouvelles éditions africaines, 1987
Source Wikipedia et www.gouv.ci
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